Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros
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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue sur CNews jusqu'à 10h30 pour l'heure des pros et sur Europe 1 jusqu'à 9h30.
00:00:07D'un côté Teddy Riner, quintuple champion olympique qui prend la parole sur le voile dans le sport
00:00:13et qui déclare on perd notre temps quand on voit dans le sport, chez les voisins, dans d'autres cultures tout se passe bien
00:00:20et ça n'emmerde personne.
00:00:23De l'autre, Maïar Monchipour, champion de boxe supercoque français depuis 2001 mais né à Téhéran en Iran en 1975.
00:00:33Réveillez-vous Teddy ! Interpelle-t-il Teddy Riner dans le Figaro du jour et de poursuivre,
00:00:40il faut comprendre l'objectif derrière le voile dans le sport, rendre habituel la présence du fait religieux,
00:00:47cacher la femme avec le voile, construire une inégalité entre l'homme et la femme.
00:00:52Monchipour dit les choses telles que j'aimerais les entendre parfois de la bouche de la ministre des sports.
00:00:58Les sportifs et les artistes qui prennent la parole ne doivent pas devenir les idiots utiles des frères musulmans,
00:01:06dit encore Maïar Monchipour. Il sait de quoi il parle, il a connu le régime des molas et il alerte ses amis sportifs.
00:01:14A tous ceux qui pensent que la cohabitation entre le sport et la religion se passe bien,
00:01:19je leur rappelle ce qui s'est passé en Iran. L'imposition du voile s'est faite petit à petit.
00:01:26C'est ce que projettent les frères musulmans. Réveillons-nous, réveillez-vous Teddy Riner.
00:01:32Si je comprends le dessin politique de ceux qui draguent des électeurs et entendent leurs demandes communautaristes,
00:01:39je suis frappé par la naïveté, la faiblesse ou la lâcheté de ceux qui ne voient pas ce que révèle l'offensive sur le voile,
00:01:48de ceux qui feignent d'ignorer le danger, je le répète, naïveté, faiblesse ou lâcheté.
00:01:55Monchipour et Cassandre, dans l'antiquité, Cassandre annonçait le futur mais son malheur voulut que personne ne l'a cru jamais.
00:02:04Puisse Monchipour être entendu et plus encore être écouté ces prochaines heures.
00:02:10Il est 9h02, chanel ousto.
00:02:18Bonjour Pascal, bonjour à tous.
00:02:25C'est l'information de la matinée.
00:02:27Quatre personnes ont été placées en garde à vue dans l'enquête sur le meurtre du petit Emile, dont ses grands-parents maternels.
00:02:34Ils étaient en charge de la surveillance du petit garçon le jour de sa disparition.
00:02:38Les deux autres suspects font également partie de la famille d'Emile.
00:02:41Tous ont été interpellés pour homicide volontaire et recel de cadavres.
00:02:47Le suspect qui a agressé le rabbin d'Orléans a passé la nuit en prison.
00:02:51Il a été placé en détention provisoire en attendant son procès le mois prochain.
00:02:56Il était déjà impliqué dans trois procédures judiciaires, notamment pour trafic de stupéfiants et vol aggravé.
00:03:02Une marche silencieuse en soutien au rabbin et contre l'antisémitisme sera organisée ce soir à 18h à Orléans.
00:03:10Et puis attention si vous avez prévu de prendre le train pendant les vacances de Pâques.
00:03:14Sudrail a déposé un préavis de grève allant du 17 avril au 2 juin prochain.
00:03:19Cette période comprend également tous les ponts du mois de mai.
00:03:22Seule la Pentecôte devrait être épargnée.
00:03:25Voilà pour l'essentiel de l'information. C'est à vous Pascal.
00:03:27Merci Chana Lusto. Vous l'avez dit, l'info de la matinée, c'est homicide volontaire et recel de cadavres.
00:03:35Pour les deux grands-parents et pour deux autres personnes qui sont des enfants majeurs.
00:03:41Ils sont en garde à vue à Marseille.
00:03:43C'est évidemment l'affaire du petit Émile Soleil dont je vous parle à l'instant.
00:03:48Les grands-parents avaient la garde d'Émile lorsqu'il a disparu au Vernet il y a près de deux ans.
00:03:55Stéphanie Rouquier est avec nous et elle va peut-être nous donner des précisions.
00:03:58Bonjour Stéphanie Rouquier en direct avec nous ce matin.
00:04:03Ce sont des garde à vous qui se déroulent à la section de recherche de Marseille.
00:04:08Vous l'avez dit, ce sont les deux grands-parents ainsi que deux de leurs enfants qui sont majeurs.
00:04:12Ils sont attendus pour homicide volontaire et recel de cadavres.
00:04:15C'est une avancée conséquente dans cette affaire.
00:04:18Depuis 20 mois, la disparition de ce petit garçon, il y a 20 enquêteurs de la section de recherche qui travaillent en continu sur cette affaire.
00:04:27Ils ont accompli un travail colossal.
00:04:29Ils ont fait des dizaines et des dizaines de personnes ont été entendues.
00:04:32Chaque indice, chaque trace qui avait été relevée lors des battus ont été analysées.
00:04:37Ils sont également bornés.
00:04:38Ils ont fait le bornage des téléphones.
00:04:40Chaque téléphone qui a borné dans la zone où le petit garçon a disparu, à l'heure précise où il a disparu, ces personnes ont été retrouvées.
00:04:47Elles ont été entendues.
00:04:48La semaine dernière encore, ces enquêteurs se sont précipités.
00:04:52Ils sont encore allés au Vernet dans ce petit hameau.
00:04:55Et là, ils avaient une cible bien précise.
00:04:57C'est une jardinière qui se trouve juste à l'entrée du petit hameau, entre le domicile des grands-parents, mais aussi juste à côté de l'église.
00:05:04Cette église que fréquente régulièrement cette famille extrêmement catholique, cette jardinière a été vidée.
00:05:09Elle a été emportée par les enquêteurs.
00:05:11Des traces d'ADN auraient été retrouvées.
00:05:14A présent, tout le monde est suspendu aux paroles du procureur d'Aix-en-Provence.
00:05:19Il a précisé qu'il s'exprimerait de nouveau à la fin des gardes à vue.
00:05:24Merci beaucoup Stéphanie.
00:05:26Tanguy Hamon est avec nous également.
00:05:28Je rappelle bien sûr les faits.
00:05:30Le petit Émile Soleil a deux ans et demi.
00:05:33Il disparaît le 8 juillet 2023 à 17h15 dans le hameau du Haut-Vernet.
00:05:39Il est en vacances chez ses grands-parents.
00:05:41Le 31 mars 2024, l'année passée, des ossements correspondant à ceux d'Émile sont découverts près du Vernet.
00:05:48Les analyses génétiques confirment l'identité.
00:05:51Les causes de la mort sont inconnues.
00:05:53Les obsèques ont lieu le 8 février 2025, soit 19 mois après sa mort.
00:05:58Je ne sais pas s'il y a un rapport d'ailleurs entre ces interpellations ce matin et les obsèques qui étaient il y a très peu de temps.
00:06:04C'était tout récent, oui.
00:06:05Le 8 février, les obsèques sont présents de toute la famille.
00:06:09Le 13 mars, les enquêteurs étaient de retour dans ce hameau du Haut-Vernet.
00:06:14Les gendarmes avaient alors, selon plusieurs médias, saisi une jardinière disposée à l'entrée d'une chapelle du hameau.
00:06:22Et ce matin, il y a donc quatre interpellés.
00:06:24Les deux grands-parents, je le répète, et deux autres personnes, qui sont deux des enfants majeurs.
00:06:30Qu'est-ce qu'on peut dire de plus dans Guillaumont ce matin ?
00:06:34Ce qu'on peut dire, c'est que ces gardes à vue sont là pour procéder à des vérifications, a dit le procureur.
00:06:40On va mettre face à face les déclarations de ces quatre gardes à vue,
00:06:44avec les éléments de l'enquête, les indices qu'ont trouvés les enquêteurs,
00:06:48notamment dans le village du Haut-Vernet,
00:06:51pour savoir si tout cela correspond.
00:06:53Puisque ces gardes à vue ne veulent pas dire que ces individus sont coupables.
00:06:57Cela veut tout simplement dire que les enquêteurs les ont dans leur faisceau.
00:07:03Ils ont suffisamment d'indices, pensent-ils, pour estimer qu'ils sont coupables.
00:07:08Mais cela ne veut pas dire que leur culpabilité est avérée.
00:07:11Donc il faut que les enquêteurs continuent à vérifier tout cela.
00:07:15Le procureur l'a dit. Il était très important.
00:07:18Je l'ai eu au téléphone. Il m'a dit qu'il était très important de rappeler qu'il n'était pas coupable au moment où l'on parle.
00:07:24Il prendra lui-même la décision de les mettre en examen si cela est nécessaire à la fin de ces gardes à vue.
00:07:30Mais pour le moment, il ne s'agit que de vérifications.
00:07:33Même si, évidemment, le fait qu'il communique comme ça ce matin,
00:07:37laisse quand même présager le fait qu'il a suffisamment d'indices sur la culpabilité de ces gens.
00:07:43Effectivement, parce que parfois, on met des personnes en garde à vue
00:07:49et on ne sait pas précisément pourquoi on les met en garde à vue, me semble-t-il.
00:07:52Je ne suis pas un spécialiste, nous sommes d'accord.
00:07:54Mais là, on donne l'information s'ils sont en garde à vue pour homicide volontaire.
00:08:01Donc clairement, on les soupçonne d'avoir tué leur petit-fils.
00:08:06On les soupçonne, on les soupçonne.
00:08:09Donc, ma première réaction quand j'ai vu ça, je me suis dit,
00:08:13d'abord, j'imagine qu'ils ont des éléments, j'imagine.
00:08:18Et effectivement, c'est suffisamment grave cet homicide volontaire.
00:08:24Et c'est ça qui m'a le plus étonné.
00:08:26Pourquoi déjà communiquer sur l'homicide volontaire
00:08:30et pourquoi ne pas dire simplement qu'ils sont en garde à vue ?
00:08:32C'est une question toute simple que je me suis posée.
00:08:35Et c'est ça qui est rare et c'est ça qui est fort,
00:08:37c'est que le procureur de lui-même communique en plus en ces termes.
00:08:41Homicide volontaire, recelle de cadavres, c'est quand même des choses qui ne sont pas communes.
00:08:46Mais c'est la règle de communiquer sur une garde à vue
00:08:49où généralement, on peut dire...
00:08:52Le plus souvent, c'est nous qui allons vers les procureurs
00:08:55pour se faire confirmer des informations.
00:08:57Et c'est là, c'est ce qui nous fait dire qu'il a quand même des faisceaux d'indices suffisamment forts.
00:09:01Mais pourquoi le dire ?
00:09:03Est-ce qu'il y a un intérêt de le dire pour la justice française à l'heure à laquelle nous parlons ?
00:09:07Alors, je l'ai eu au téléphone.
00:09:09Il m'a indiqué que ça permettait aussi de couper court à toutes les supputations,
00:09:13à toutes les rumeurs qui pourraient en sortir
00:09:16si on apprenait via un média local, via des confrères,
00:09:19via notre service de police-justice,
00:09:21et bien que des individus sont en garde à vue.
00:09:24Il a préféré prendre les devants.
00:09:26Bon, écoutez, moi je n'ai aucun commentaire à faire
00:09:29parce que je ne suis pas un grand spécialiste, évidemment,
00:09:31des affaires judiciaires comme vous, Tanguy.
00:09:33Je pose des questions, j'ai envie de dire, de Béossien
00:09:35que les uns et les autres peuvent se poser.
00:09:37C'est extrêmement rare.
00:09:38C'est une affaire qui est tellement médiatique
00:09:40que ça explique aussi que le procureur va peut-être devancer
00:09:43les journalistes qui vont parler sans avoir toutes les informations.
00:09:46Il donne les informations dont il dispose de sorte à ce qu'on puisse en parler.
00:09:48Non, mais même médiatique, justement.
00:09:50C'était peut-être la nécessité de se retrouver en retrait.
00:09:54Et je trouve qu'en effet, le terme homicide volontaire et recel de cadavres est extrêmement lourd.
00:09:58Et c'est rare.
00:10:00C'est rare qu'en effet, cette explication soit donnée.
00:10:03D'accord.
00:10:04C'est extrêmement rare.
00:10:05Donc, je réagissais en voyant cela.
00:10:09Alors, évidemment, cette jardinière qui aurait été retrouvée
00:10:14disposée à l'entrée d'une chapelle,
00:10:17d'une chapelle, c'est-à-dire une chapelle, comment dire, d'une église ?
00:10:22Un monument religieux.
00:10:25Non, mais je veux dire, elle est à l'entrée d'une chapelle.
00:10:29D'accord, dans le village.
00:10:31On aurait trouvé des ADN dessus, du sang.
00:10:34Alors, est-ce que c'est l'élément déclencheur qui a conduit à ces mises en garde à vue ?
00:10:38Rien ne permet de l'affirmer pour le moment.
00:10:41Ça fait partie en tout cas des éléments qui sont à la disposition des enquêteurs
00:10:45pour procéder à ces gardes à vue et à ces interrogations.
00:10:47Ça pose pas de question.
00:10:49Est-ce qu'il y a eu la volonté, pardon entre guillemets,
00:10:52c'est la volonté d'enterrer, puis ensuite après on a enlevé,
00:10:57c'est possible ?
00:10:59Je voudrais pas qu'on aille, je vous assure.
00:11:01Sur cette affaire, Emile, depuis le départ,
00:11:04je ne voudrais pas qu'on perde notre temps
00:11:07avec des hypothèses alors que nous ne savons rien.
00:11:11Non, mais c'est extrêmement...
00:11:13Ça fait plusieurs fois que cette affaire revient à la une de l'actualité
00:11:17et nous l'avons toujours traité comme cela sur CNews.
00:11:20C'est-à-dire que, j'ai envie de dire, factuel, pur factuel.
00:11:25Mais je veux pas qu'on entre dans...
00:11:27Il aurait fallu, c'est possible...
00:11:30Il est extrêmement troublant aussi que ce soit un effet,
00:11:33une jardinière devant une chapelle.
00:11:35Vous n'écoutez pas ce que je dis en fait.
00:11:36Si, j'ai bien entendu, mais ce sont des faits.
00:11:38C'est troublant que ce soit, pardon, qu'il y ait des traces d'ADN dans cette jardinière.
00:11:41Mais vous n'en savez rien qu'il y ait des traces d'ADN dans une jardinière.
00:11:44Bah, c'est ce qui était...
00:11:46Non, vous n'en savez rien justement.
00:11:47Vous entrez là-dedans.
00:11:48J'ai simplement dit, il y a une jardinière qui a été trouvée.
00:11:50Mais personne ne sait s'il y a...
00:11:51Vous entrez déjà dans des conjectures qui sont très délicates à...
00:11:56Après, moi j'entends ce que nous dit les gens qui écoutent la télévision.
00:12:00Ils nous disent, des gens sont autour du plateau,
00:12:03ils ne savent rien et ils se perdent en conjectures.
00:12:06Donc restons sur le factuel pur.
00:12:08Une jardinière manifestement a été trouvée.
00:12:11Et c'est un élément pour le reste.
00:12:13C'est un élément de l'enquête.
00:12:14Voilà.
00:12:15En revanche, Charlotte, je crois que vous aviez rencontré la famille du petit...
00:12:19Non, mais de manière informelle.
00:12:21Mais simplement, on avait vu.
00:12:23Ils avaient parlé, eux, dans la presse.
00:12:25Et ils avaient dit...
00:12:27Moi, c'est ça qui m'a glacé le sang ce matin en découvrant la chose.
00:12:30S'ajoute potentiellement à l'horreur de perdre un enfant,
00:12:33le mensonge à l'intérieur de la famille,
00:12:35le mal absolu qui décidément frappe à toutes les portes.
00:12:38Les grands-parents sont les parents de qui ?
00:12:40De la mère.
00:12:41De la mère.
00:12:42Et voilà, pouvoir imaginer, en lisant ça,
00:12:45que cette mère s'est tue devant la détresse et les larmes de sa fille,
00:12:49c'est incompréhensible, en fait.
00:12:52Voilà.
00:12:53Mais bon, ça revient régulièrement, ce genre d'affaires.
00:12:56C'est stupéfiant, en fait.
00:12:58Je ne peux pas dire autre chose.
00:13:00On ne comprend pas, en fait.
00:13:01On ne comprend pas.
00:13:02Et en effet, c'est des suppositions.
00:13:03Il y a potentiellement un témoignage.
00:13:05Donc j'imagine que c'est pour ça que le procureur communique
00:13:08et qu'il veut précisément, et c'est tout à votre honneur,
00:13:11parce qu'il ne faut pas qu'on oublie toutes ces affaires-là.
00:13:14Mais c'est vrai de toutes les affaires où des enfants,
00:13:16ou même des adultes meurent, il y a potentiellement,
00:13:18derrière la télévision, un oncle, un ami des parents,
00:13:21voire la maman.
00:13:22Enfin, il faut qu'on fasse attention quand même.
00:13:24Parce que ça, c'est vrai que la douleur, elle est inimaginable.
00:13:30Et là, s'ajoutent potentiellement des éléments
00:13:32qui rendent la douleur quasiment insurmontable, en fait.
00:13:37Il n'y a rien à ajouter à ce que vous venez de dire.
00:13:41Donc Stéphanie Rouquier, si elle a des nouvelles informations, nous les dira.
00:13:44Tanguy Hamon également, si vous avez des informations
00:13:47avant la fin de cette émission, vous nous les direz.
00:13:50Et ça nous permet de parler de l'interview de M. Retailleau ce matin
00:13:54et du voile dans le sport.
00:13:56Parce que c'est très intéressant ce qui s'est passé.
00:13:59Parce que vous avez d'un côté Teddy Renner,
00:14:01qui dit des choses telles qu'elles sont dites dans l'espace médiatique,
00:14:05et je ne lui fais pas de reproche évidemment de malintention.
00:14:09Je lui fais peut-être le reproche d'une forme de faiblesse,
00:14:12de naïveté, disons-le.
00:14:15Et je n'emploierai pas évidemment en ce qui concerne Teddy Renner
00:14:18le mot de lâcheté.
00:14:20Mais je pense qu'il y a une naïveté qu'il ne veut pas voir
00:14:23pour des bonnes intentions parfois.
00:14:26Parce que voilà, il pense à un monde, comment dire,
00:14:29j'allais dire un monde de bisounours,
00:14:32où il ne voit pas le danger, disons-le.
00:14:35Et écoutons ce qu'il a dit sur le voile Teddy Renner,
00:14:38il y a quelques jours.
00:14:43C'est le port du voile dans la pratique sportive pour les jeunes femmes.
00:14:46Est-ce que toi, en tant que sportif, icône du sport,
00:14:49tu as une position ? Est-ce que tu as un avis sur la question ou pas ?
00:14:52D'abord, toi, qu'est-ce que tu en penses ?
00:14:54Moi ? Ah bah si tu me demandes mon avis,
00:14:56moi je trouve que c'est scandaleux de stigmatiser les jeunes filles
00:14:59qui portent le voile pour faire du sport,
00:15:01et qu'il y a énormément de sujets beaucoup plus importants à traiter
00:15:04pour améliorer le sport en France que celui-là.
00:15:06Je suis complètement d'accord.
00:15:08Je te donne mon avis personnel qui n'engage que moi.
00:15:10Je suis assez choqué de voir qu'en fait,
00:15:12on se concentre sur un sujet mineur comme celui-là,
00:15:15alors que finalement, autant laisser...
00:15:17Regardons ce qui se passe ailleurs, notamment chez les pays anglo-saxons.
00:15:20Et puis surtout le plus important, c'est la pratique du sport.
00:15:23Qui est extrêmement bénéfique pour le développement d'un enfant.
00:15:26Plutôt que de stigmatiser une population comme ça,
00:15:28et d'interdire l'accès au sport,
00:15:30ce que nous on combat depuis des années, à certaines personnes.
00:15:32Qu'est-ce que t'en penses toi Teddy ?
00:15:34Bah j'aurais pas mieux dit, je dis qu'on perd notre temps,
00:15:36alors que quand on voit,
00:15:38voilà, chez les voisins,
00:15:40dans d'autres cultures,
00:15:42tout se passe bien, et ça n'emmerde personne.
00:15:44Je crois qu'en France, on perd notre temps sur des choses,
00:15:46et surtout on se sert de certaines choses
00:15:48pour mettre la lumière là où il ne faut pas.
00:15:51Voilà.
00:15:52Je dirais même, je rajouterais même que,
00:15:54pense en plus égalité
00:15:56que s'acharner sur une seule et même religion.
00:16:00Voilà.
00:16:01C'est terrible parce que,
00:16:03j'aime bien les gens qui s'expriment là,
00:16:05et notamment Mario Bartoli,
00:16:07mais elle fait preuve d'une naïveté,
00:16:09quand elle dit l'important c'est le sport.
00:16:11Il y a un problème de culture chez ces gens là.
00:16:13Ils sont dans leur monde,
00:16:15madame Bartoli elle est dans son monde,
00:16:17c'est une tennis woman,
00:16:19de haut niveau,
00:16:21et elle ne va pas au-delà de ça.
00:16:23Elle ne voit pas ce qu'il se passe.
00:16:25C'est pour ça que je parle de naïveté,
00:16:27et qu'il faut savoir ce qui se passe,
00:16:30et elle est beaucoup moins bien placée
00:16:32pour parler de ça que, précisément,
00:16:34Maillard-Montchipour.
00:16:36Parce que Maillard-Montchipour,
00:16:37il a connu le régime des molas,
00:16:39il sait de quoi il parle,
00:16:40et il lui répond,
00:16:42et il faut que madame Bartoli, elle l'entende,
00:16:44il faut qu'elle accepte l'idée
00:16:45qu'elle puisse changer d'avis.
00:16:47Je sais que c'est difficile d'accepter cette idée,
00:16:50ça nous arrive tous de changer d'avis,
00:16:53moi le premier, souvent.
00:16:55Mais il faut qu'elle accepte cette idée,
00:16:57il faut qu'elle entende ce que dit Montchipour,
00:16:59et on va l'écouter.
00:17:03Je suis né en Iran,
00:17:04dans un pays qui a goûté à l'islam,
00:17:06religieux, politique.
00:17:07Aujourd'hui, en fait, je dis à ceux
00:17:09qui ne connaissent pas de la fermer.
00:17:11Teddy, je pourrais lui dire en face de lui,
00:17:13avec ses 140 kilos,
00:17:14quand tu ne connais pas, ne t'en mêle pas.
00:17:16Teddy, si tu ne veux pas que ta fille,
00:17:18ta cousine, ta sœur, se fassent insulter
00:17:20parce qu'elle va à la piscine habillée en maillot,
00:17:22parce qu'elle va à la plage habillée en maillot,
00:17:24ne ferme pas.
00:17:25Le voile est un linceul
00:17:26qu'une idéologie religieuse peut mettre sur les femmes.
00:17:28Ils ne connaissent même pas
00:17:30les textes qui l'ont imposé aux femmes.
00:17:33Permettre à ce que des jeunes filles soient couvertes
00:17:36parce qu'elles attiseraient la convoitise des hommes,
00:17:39dans ce moment de liberté qu'est le sport,
00:17:41c'est tuer leur liberté.
00:17:42Dans cette idéologie religieuse,
00:17:44la femme est un objet à la disposition des hommes.
00:17:47On vous fait croire que le voile,
00:17:49c'est porter un bout de tissu sur la tête.
00:17:51Non, non, non.
00:17:52Le voile, c'est cacher la femme dans son entièreté,
00:17:54dans sa personnalité.
00:17:55Qu'elle soit la moitié de son frère
00:17:57ou d'un homme, d'un agresseur,
00:17:59vous voulez ça pour vos filles,
00:18:00pour vos sœurs, pour vos femmes,
00:18:02pas moi.
00:18:03Il dit la même chose, M. Monchipour,
00:18:05quand il dit absence de culture
00:18:07chez Marion Bartholy sur ces sujets-là,
00:18:10bien sûr, uniquement sur ces sujets-là.
00:18:12Et elle récite le catéchisme médiatique.
00:18:16Mais Teddy Riner aussi, parce que c'est plus...
00:18:18Quand je dis naïveté,
00:18:20c'est tellement plus facile d'être de ce camp-là.
00:18:23Et là, je leur reproche.
00:18:25C'est tellement plus facile d'être de ce camp-là.
00:18:27De dire mais arrêtez, tout va bien,
00:18:29ça pose pas de problème.
00:18:30C'est tellement plus facile.
00:18:31Mais dans 10 ans, dans 15 ans,
00:18:33qu'est-ce qu'il dit Monchipour ?
00:18:34La fille de Mme Bartholy,
00:18:36elle sera peut-être obligée d'avancer dans la rue voilée.
00:18:39C'est ça qu'ils ne veulent pas entendre,
00:18:41et qu'ils ne croient pas.
00:18:42Moi, je pense que c'est pas seulement
00:18:43le catéchisme médiatique,
00:18:44même s'il y en a peut-être une partie.
00:18:45Je pense que c'est aussi l'adéquation
00:18:47avec une génération.
00:18:48Chez les jeunes,
00:18:49et je suis sûr que chez les jeunes,
00:18:50l'opinion de Teddy Riner est,
00:18:51je le déplore, majoritairement partagée.
00:18:53Beaucoup de jeunes,
00:18:55y compris dans le milieu du sport,
00:18:56ne comprennent pas,
00:18:57dans les vestiaires de foot,
00:18:58dans les sports individuels,
00:18:59qu'on veuille interdire le voile dans le sport.
00:19:02Parce que chez beaucoup de jeunes,
00:19:03la laïcité est quelque chose qui est mal compris.
00:19:05Notamment chez certains jeunes issus de l'immigration.
00:19:07Il y a beaucoup de tolérance.
00:19:08Teddy Riner, il colle beaucoup à ça.
00:19:09Et effectivement, je suis d'accord avec vous.
00:19:10Il y a beaucoup de tolérance.
00:19:11J'ai des jeunes gens autour de moi,
00:19:14et même proches,
00:19:15et effectivement, ils ne comprennent pas.
00:19:19Ils ne saisissent pas les enjeux.
00:19:21Exactement.
00:19:22Et t'apparaîs toujours dans ces cas-là
00:19:27comme quelqu'un de réactif, d'intolérant.
00:19:30T'as le mauvais rôle.
00:19:31Après ça, c'est le piège d'après.
00:19:32Mais oui, t'as le mauvais rôle.
00:19:33C'est pour ça que c'est bien qu'il y ait quelqu'un
00:19:34comme M. Monchipour qui puisse s'exprimer
00:19:36en connaissance de cause,
00:19:37parce que ça s'appelle l'expérience du réel.
00:19:39Mais sa voix est plus forte que la nôtre.
00:19:41Bien sûr.
00:19:42Sa voix est plus forte que la nôtre.
00:19:44La nôtre, elle ne pèse pas.
00:19:45Bien sûr.
00:19:46Vincent Herouet.
00:19:48Il faut dire à ces jeunes gens qui vous entourent
00:19:52de sortir de leur lit, de leur chambre,
00:19:56de leur quartier,
00:19:57aller se promener dans le monde
00:19:58et regarder comment le monde évolue.
00:20:00Ils n'ont pas besoin d'aller en Iran, d'ailleurs.
00:20:02Qu'ils aillent à Londres
00:20:03et qu'ils regardent autour d'eux,
00:20:05qu'ils ouvrent les yeux.
00:20:06Parce que c'est vrai que c'est de l'expérience.
00:20:09Le témoignage laissé par l'expérience d'un Iranien,
00:20:13d'un athlète,
00:20:14est beaucoup plus puissant que tous les raisonnements
00:20:16et que tous les propos moralisants qu'on peut tenir.
00:20:19Mais en même temps,
00:20:20la casuistique des frères musulmans,
00:20:23leur logique implacable,
00:20:25leur mauvaise foi obstinée,
00:20:28toujours à l'œuvre,
00:20:29font des ravages.
00:20:30Et il faut endiguer ça en revenant au réel,
00:20:34en disant la réalité,
00:20:36en montant la réalité
00:20:38dans le monde arabo-musulman depuis 40 ans.
00:20:40Il faut regarder ce que ça a fait.
00:20:42Allez-le dire à Jean-Christophe Drouet d'RMC
00:20:45qui présente l'émission.
00:20:47Allez-le dire à Marion Bartoli.
00:20:49Vous ne les convaincrez pas.
00:20:51Et vous passerez pour un réac.
00:20:53Vous passerez pour un odieux fasciste.
00:20:56C'est ça la difficulté.
00:20:58Qu'ils sortent de chez eux,
00:21:00de leur studio climatisé.
00:21:02Oui, alors Marion Bartoli,
00:21:03elle est sortie de son studio.
00:21:04Elle a fait le tour du monde en...
00:21:06Elle a fait le tour du monde des stades.
00:21:07Arrêtez des...
00:21:09C'est un peu dur.
00:21:10Non, arrêtez.
00:21:11Elle a voyagé en première classe.
00:21:13Arrêtez.
00:21:14Dans des bus climatisés,
00:21:15dans des hôtels qui le sont aussi.
00:21:16Qu'elle aille dans la réalité.
00:21:17Ce n'est qu'une question de voyager.
00:21:18Qu'elle aille dans la réalité.
00:21:19Il y a beaucoup de pays européens.
00:21:20Il y a le multiculturalisme qui règle.
00:21:22Ça ne pose aucun problème.
00:21:23Je le déplore.
00:21:24Mon modèle, c'est le modèle français, laïc.
00:21:25Mais pour des gens comme Mme Bartoli...
00:21:27Ne dites pas que ça ne pose aucun problème.
00:21:29Allez à Molenbeek.
00:21:30Ne dites même pas cette frouche.
00:21:32Mais comment vous pouvez dire...
00:21:33Là-bas, les gens considèrent que le multiculturalisme,
00:21:36ça fonctionne pour beaucoup d'entre eux.
00:21:37Non.
00:21:38Mais non, mais Paul.
00:21:39Paul, vous n'êtes pas sérieux.
00:21:40Franchement, Paul...
00:21:41Le multiculturalisme fonctionne.
00:21:42Vous n'êtes pas sérieux, Paul,
00:21:44en disant que ça ne pose aucun problème.
00:21:47Allez à Londres.
00:21:48Je me souviens, il y a 25 ans,
00:21:52Julien Clerc, sur un plateau de télévision,
00:21:55dit...
00:21:56Il vivait à Londres à l'époque.
00:21:58Et il dit...
00:21:59À Londres, ça se passe bien.
00:22:02Ils sont beaucoup moins tendus que nous sur ces sujets-là.
00:22:05Je me souviens de son expression.
00:22:06Ils sont beaucoup moins tendus que nous.
00:22:08Et lui-même, dans un rapport de tolérance, d'ouverture,
00:22:11parce que c'est souvent des bonnes intentions,
00:22:13exprime ce que je viens de vous dire là.
00:22:1625 ans plus tard, où en est-on à Londres aujourd'hui ?
00:22:18Où en est-on ?
00:22:20Où en est-on ?
00:22:22Parce qu'il ne faut pas se tromper.
00:22:24C'est-à-dire que si tout le monde pouvait vivre l'un à côté de l'autre
00:22:27sans problème, ça ne poserait pas de soucis.
00:22:29Mais la vérité, lorsque l'islam devient majoritaire
00:22:34dans un endroit dans le monde,
00:22:36les autres ont du mal à vivre.
00:22:38C'est une vérité absolue dans le monde entier.
00:22:42Vous pouvez prendre ça comme vous voulez.
00:22:44Ce que je dis est incontestable partout.
00:22:47Donc, évidemment que nous disons des choses
00:22:50qu'on ne disait même pas dans les années 80.
00:22:52Parce qu'on avait tous, à la fac,
00:22:55touche pas à mon poste.
00:22:57C'est ça la vérité.
00:22:59SOS racisme.
00:23:01Bien sûr, touche pas à mon poste.
00:23:03C'était un bel idéal,
00:23:05mais peut-être que ça ne fonctionne pas
00:23:07avec l'immigration massive de cette façon-là.
00:23:09Vous avez entendu le carillon d'Europe 1.
00:23:11Et le carillon d'Europe 1,
00:23:13c'est l'heure de Thomas Hill.
00:23:15Salut Pascal.
00:23:17Bonjour.
00:23:19Vous savez que je vais recevoir Julien Attler bientôt.
00:23:21Non, mais alors c'est un génie.
00:23:23Et je vais vous dire,
00:23:25il n'y a pas un jour où on ne pense pas à Gérard Leclerc.
00:23:28Et je tiens à le dire.
00:23:30Parce que vraiment, si quelqu'un nous manque
00:23:32dans notre émission,
00:23:34parce qu'il était là en 2016,
00:23:36son intelligence,
00:23:38sa personnalité,
00:23:40son charisme, sa gentillesse,
00:23:42et puis aussi, il était,
00:23:44comment dire, on n'était pas toujours d'accord.
00:23:47Loin de là.
00:23:49Mais si vous saviez comme il nous manque
00:23:51et à ses news.
00:23:53Donc à chaque fois que je pense à Julien Attler,
00:23:55je pense évidemment à Gérard Leclerc également.
00:23:57Bien sûr.
00:23:59Bonne émission,
00:24:01Thomas Hill.
00:24:03Il est 9h24, on marque une pause.
00:24:11Il est 9h30, sommeil à la midi.
00:24:17Bonjour Pascal, bonjour à tous.
00:24:19L'information de cette matinée,
00:24:214 personnes, dont les grands-parents du petit Émile Soleil,
00:24:23disparus en juillet 2023
00:24:25dans les Alpes de Haute-Provence,
00:24:27placés en garde à vue pour homicide volontaire
00:24:29et recel de cadavres.
00:24:31Les deux autres sont deux des enfants majeurs
00:24:33des grands-parents, précise le communiqué
00:24:35du procureur.
00:24:37Les frères musulmans sont en train de s'infiltrer
00:24:39partout, dans le sport,
00:24:41l'école et la politique.
00:24:43Les mots de Bruno Retailleau, invité exceptionnel
00:24:45de Sonia Mabrouk ce matin.
00:24:47On a des noms, il faut les rendre publics
00:24:49pour que les Français se rendent compte
00:24:51du point où on en est.
00:24:53Et puis, 10 interpellations
00:24:55après Henriques Mortel, hier à Ayer
00:24:57en Essonne, qui a écouté l'avis d'un adolescent
00:24:59de 17 ans.
00:25:01Le maire supplie les jeunes d'arrêter
00:25:03Sérix et appelle à la plus grande fermeté
00:25:05contre les jeunes délinquants et à faire
00:25:07respecter la loi.
00:25:09On est vraiment sur un sujet très difficile
00:25:11parce qu'on n'a pas le bon rôle par là.
00:25:13C'est plus facile, je le dis.
00:25:15Peut-être que Marion Bartoli,
00:25:17elle nous écoute et peut-être
00:25:19lui rapportera-t-on ce qu'on dit là.
00:25:21Elle pourrait venir
00:25:23d'ailleurs et échanger.
00:25:25Mais on n'a pas le bon rôle
00:25:27en disant ça.
00:25:29On est du mauvais côté
00:25:31en disant vous ne voyez pas le danger.
00:25:33Parce que le danger il existe, mais il existe encore
00:25:35de manière plus importante dans 10 ans.
00:25:37Et elle nous dira non, ça n'existe pas.
00:25:39Personne n'imagine que toutes les femmes
00:25:41soient voilées en France dans 20 ans.
00:25:43Au fond, personne ne pense
00:25:45que ce soit possible.
00:25:47Personne n'imagine qu'en France
00:25:49les mœurs changent à ce point
00:25:51ou la politique change à ce point qu'il y ait
00:25:53de nouvelles règles qui se mettent en place.
00:25:55D'autres nous disent oui c'est possible.
00:25:57Et c'est ce que nous dit Maillard-Manchipour.
00:25:59Certains quartiers nous disent que c'est possible.
00:26:01Déjà le nombre fait l'affaire.
00:26:03Mais simplement là où
00:26:05moi j'y verrais moins de la lâcheté
00:26:07parce que je pense qu'il y a une forme
00:26:09de sincérité dans les déclarations.
00:26:11Qui est simplement le fruit.
00:26:13Il faut voir les choix qu'on a fait.
00:26:15Parce qu'on n'a pas simplement criminalisé
00:26:17le fait d'interroger les conséquences
00:26:19de l'immigration.
00:26:21Les conséquences culturelles en l'occurrence
00:26:23de l'immigration.
00:26:25Parce que vous disiez dans les années 80
00:26:27on avait tous la main jaune.
00:26:29Non, il y avait vraiment des gens
00:26:31qui prévenaient déjà des conséquences
00:26:33précisément du discours de SOS Racisme.
00:26:35On ne l'a pas vu arriver comme ça.
00:26:37Il y a des gens qui l'ont vu arriver.
00:26:39Quand la guerre idéologique a commencé
00:26:41avec SOS Racisme
00:26:43la question c'était de dire
00:26:45si vous leur demandez de venir comme ils sont
00:26:47si vous célébrez un droit à la différence
00:26:49vous ne viendrez pas vous plaindre
00:26:51de ne plus avoir la place que vous avez aujourd'hui
00:26:53culturellement en France.
00:26:55S'il y a des gens qui avaient vu
00:26:57que les causes ont des conséquences.
00:26:59Parce que souvent les gens qu'on qualifie de cassandre
00:27:01voient simplement que certaines causes
00:27:03ont toujours les mêmes conséquences.
00:27:05Ce débat là existait.
00:27:07Évidemment, au bout d'un moment
00:27:09la deuxième, troisième génération
00:27:11n'avait pas ces demandes là.
00:27:13L'impression que j'ai
00:27:15c'est que la demande était
00:27:17dans les années 80
00:27:19intégrer nous, soyez
00:27:21les jeunes immigrés, les jeunes enfants
00:27:23issus de l'immigration disaient
00:27:25on est maltraités, on veut être avec vous
00:27:27intégrer nous, on n'a pas
00:27:29à subir votre racisme, votre ostracisme
00:27:31il n'y avait pas de demande communautaire.
00:27:33Le communautarisme
00:27:35est apparu après.
00:27:37Il n'y avait pas de demandes moi je vous assure.
00:27:39J'étais avec des jeunes gens
00:27:41en fac, il n'y avait pas des demandes communautaires.
00:27:43Jamais aucune fille n'a porté
00:27:45le voile en fac en 1982.
00:27:47Vous noterez que je ne vous parle pas
00:27:49en l'occurrence des revendications sincères
00:27:51des immigrés en France. Je vous parle
00:27:53idéologiquement du combat de SOS racisme
00:27:55du combat politique.
00:27:57Et personne n'a mendé le voile en France en 83 ou 84.
00:27:59Quand vous installez
00:28:01quand vous installez dans le débat public
00:28:03le droit à la différence
00:28:05et que vous criminalisez tous ceux
00:28:07qui ne sont pas d'accord avec vous, je suis désolée
00:28:09vous installez déjà le communautarisme en fait.
00:28:11Et je ne le fais pas peser en l'occurrence
00:28:13sur les immigrés individuellement, je le fais peser
00:28:15sur le discours idéologique là en l'occurrence
00:28:17qui était porté à ce moment là.
00:28:19Et en parallèle...
00:28:21En parallèle de ça...
00:28:23Joseph !
00:28:25On le sait tous ici, SOS racisme
00:28:27c'est une opération éliséenne
00:28:29faite par Jean-Louis Bianco qui était
00:28:31secrétaire général à l'époque de François Mitterrand à l'Elysée
00:28:33et cette décision a été prise
00:28:35pour court-circuiter, pour canaliser
00:28:37la marche des beurres qui, elle, demandait quoi ?
00:28:39La marche des beurres, elle ne demandait pas du tout ça.
00:28:41Elle ne demandait pas le droit à la différence.
00:28:43Elle demandait à ce que certains immigrés soient considérés
00:28:45tout à fait légitimement comme des citoyens
00:28:47à part entière. Et eux,
00:28:49on les a abandonnés.
00:28:51On les a abandonnés. La droite, la gauche
00:28:53et la droite ont une énorme responsabilité.
00:28:55La droite aussi, parce qu'ils étaient tellement contents
00:28:57dans les banlieues de trouver un maillage
00:28:59un maillage qui allait remplacer le parti communiste
00:29:01et d'avoir la paix dans les banlieues
00:29:03la droite était tellement contente de ça
00:29:05qu'ils ont laissé passer le frérisme.
00:29:07Les manœuvres de la Mitterrandie,
00:29:09l'opportunisme politicien à droite, tout ça existe
00:29:11sans aucun doute, mais la réalité quand même, c'est qu'en 1982
00:29:13moi je me souviens très précis,
00:29:15je revenais à l'époque du Liban,
00:29:17je peux vous assurer que tous les réfugiés iraniens
00:29:19qu'on rencontrait à Paris, que ce soit
00:29:21des gens qui étaient du côté des Moujahédines,
00:29:23ou au contraire des royalistes
00:29:25qui avaient fui, tous les
00:29:27intellectuels qu'on rencontrait à cette époque-là
00:29:29vous disaient, comme les Libanais d'ailleurs
00:29:31vous êtes complètement fous, vous allez voir
00:29:33ce qui va vous arriver, vous connaîtrez la
00:29:35libanisation de la société française. Je m'en rappelle
00:29:37très très bien, j'ai un souvenir extrêmement précis
00:29:39d'un homme me disant ça
00:29:41et je m'étais dit mais il est fou
00:29:43il est fou, il est aveuglé
00:29:45il est aveuglé, sauf que
00:29:47la réalité c'est que les uns comme
00:29:49les autres avaient l'expérience du vécu
00:29:51ils savaient de quoi ils parlaient
00:29:53et si vous allez aujourd'hui dans l'ensemble
00:29:55du monde arabe, vous découvrez
00:29:57une société dans la rue qui
00:29:59ressemble à la société iranienne
00:30:01ou à la société
00:30:03libanaire. Bruno Rotailleau
00:30:05pour terminer ce sujet sur le voile dans le sport
00:30:07ce matin. Bruno Rotailleau il était avec
00:30:09Sonia Mabrouk tout à l'heure.
00:30:11Le voile n'est pas la liberté
00:30:13et Meier Manchipour l'a très bien dit, il a parlé
00:30:15du voile comme d'un seul, qu'une
00:30:17idéologie religieuse, donc l'islamisme
00:30:19souhaite mettre sur les femmes
00:30:21et il est je pense bien placé
00:30:23lui qui vient de l'Iran, il est maintenant
00:30:25français, mais il sait que
00:30:27dans son pays d'origine, dans son pays natal
00:30:29des femmes meurent pour pouvoir
00:30:31se dévoiler. Alors qu'on vienne dire aujourd'hui
00:30:33que le voile c'est le symbole
00:30:35de la liberté, non. Il ne peut pas l'être dans certains
00:30:37cas, vous ne le reconnaissez jamais.
00:30:39Derrière chaque voile vous voyez pour vous
00:30:41Bruno Rotailleau l'idéologie islamiste ?
00:30:43Je vais vous dire très précisément
00:30:45évidemment que toutes les femmes qui portent
00:30:47le voile ne sont pas des islamistes
00:30:49mais vous ne trouverez pas un seul islamiste
00:30:51qui ne souhaite pas que les femmes
00:30:53portent le voile. Tous les islamistes
00:30:55souhaitent que les femmes portent le voile. Donc non
00:30:57le voile n'est pas le symbole de la liberté
00:30:59c'est le symbole, le signe de la soumission
00:31:01il n'est pas non plus le marqueur
00:31:03de l'égalité, au contraire, il conteste
00:31:05radicalement l'égalité entre les hommes
00:31:07et les femmes, il est là encore le signe
00:31:09de l'infériorisation du statut
00:31:11de la femme. Et je voudrais simplement, parce que
00:31:13d'Irati et d'Iriner, moi aussi il m'a fait vibrer
00:31:15et on aime le sportif, franchement on aime
00:31:17le sportif, là je suis en désaccord
00:31:19avec lui et du reste
00:31:21je veux simplement rappeler que dans le
00:31:23règlement de la fédération internationale de judo
00:31:25il y a un article qui est très très
00:31:27clair et qui dit que les signes
00:31:29les objets ostentatoires
00:31:31religieux, etc.
00:31:33sont proscrits avant
00:31:35pendant, après le combat et pendant
00:31:37la cérémonie protocolaire.
00:31:39Voilà ce qu'on pouvait dire.
00:31:41Vous faites le salut, c'est à cette
00:31:43valeur fondamentale que vous faites allusion
00:31:45le salut qui s'appelle le rei en judo, c'est à ça que vous faites allusion.
00:31:47Il y a un moment où il va falloir quand même qu'on se pose
00:31:49la question du modèle qu'on y oppose.
00:31:51Parce que, pardonnez-moi, mais
00:31:53une fois qu'on a dit ça, on fait quoi ?
00:31:55On se retrouve autour de quoi ?
00:31:57Le modèle qu'on oppose c'est la laïcité.
00:31:59Justement, la laïcité, personne ne se lève le matin en disant
00:32:01la laïcité c'est moi, c'est mon identité,
00:32:03je suis née, j'ai hérité de mes ancêtres la laïcité.
00:32:05C'est pas une identité mais c'est une garantie minimale
00:32:07pour les gens qui à peu près vivent ensemble
00:32:09y compris en ayant des religions différentes.
00:32:11Non, la question qui se pose c'est l'harmonie
00:32:13entre les uns et les autres. Vous avez
00:32:15une génération qui arrive,
00:32:17nous l'avons voulu culturellement,
00:32:19individualiste et relativiste.
00:32:21On s'est battus pour imposer ce modèle.
00:32:23Bon ben à la fin, ils sont individualistes
00:32:25et relativistes et ils vous disent la seule chose
00:32:27qui existe ce sont des droits individuels.
00:32:29Qui pourrait s'en plaindre ?
00:32:31Ce qui est vrai c'est que
00:32:33les frères musulmans et l'islamisme se sont engouffrés
00:32:35dans notre modèle individualiste et liberté
00:32:37et qu'ils se jouent
00:32:39et qu'ils utilisent notre liberté d'expression.
00:32:41Vous voyez d'ailleurs dans la rhétorique
00:32:43des frères musulmans, ils disent
00:32:45ce sont des pays qui sont pour la liberté
00:32:47alors pourquoi est-ce qu'on n'aurait pas la liberté de se voiler ?
00:32:49Mais ça ne veut pas dire qu'il faut abandonner notre modèle
00:32:51de liberté d'expression, d'humanisme
00:32:53et voilà.
00:32:55Ils vont essayer de trouver un entre-deux
00:32:57sans pour autant mettre à bas
00:32:59la laïcité
00:33:01ou un modèle de liberté.
00:33:03Ils se servent de ça précisément.
00:33:05C'est ça justement. Ils sont totalement détournés.
00:33:07On termine.
00:33:09On a voulu transformer
00:33:11et c'est dans votre discours
00:33:13on a voulu transformer la France
00:33:15comme si c'était une idée.
00:33:17Être français c'est être au monde
00:33:19et c'est ça la guerre que nous avons aujourd'hui
00:33:21la guerre culturelle, c'est comment nous sommes
00:33:23au monde. Il y a une manière française
00:33:25de l'être et on ne s'en sortira pas avec des valeurs
00:33:27et des aléas.
00:33:29Cette dimension-là culturelle
00:33:31que vous mettez en avant
00:33:33et c'est pour ça que c'est difficile aussi
00:33:35à dire pour ceux qui n'ont pas ce discours-là
00:33:37parce que c'est leur dire vous ne comprenez rien
00:33:39c'est pas agréable.
00:33:41C'est de dire à ceux qui ont un discours différent
00:33:43vous ne voyez pas les enjeux culturels
00:33:45donc c'est pas agréable
00:33:47parce que c'est se mettre dans une position
00:33:49supérieure. Vous ne comprenez rien.
00:33:51C'est pas agréable non plus.
00:33:53Oui mais je suis d'accord avec vous
00:33:55mais c'est pas agréable à entendre
00:33:57de dire à des gens vous ne comprenez rien
00:33:59parce que vous n'êtes pas assez cultivés
00:34:01pour comprendre les enjeux.
00:34:03C'est pas ce qu'a dit Charles.
00:34:05Je vous dis quand j'entends
00:34:07le discours d'RNC
00:34:09et de M. Drouet je crois
00:34:11c'est de lui dire
00:34:13vous ne comprenez rien.
00:34:15C'est pas agréable à entendre.
00:34:17Après est-ce que c'est un rôle de sportif de haut niveau
00:34:19ou d'acteur de cinéma de me donner un avis extrêmement percutant
00:34:21sur la notion de laïcité ? Peut-être pas.
00:34:23Est-ce que c'est aussi le rôle d'un journaliste
00:34:25de dire voilà ce que je pense, est-ce que vous êtes d'accord ou pas ?
00:34:27C'est de dire à un artiste
00:34:29en fait tu ne comprends rien, tu ne sais pas de quoi tu parles
00:34:31mais ça c'est très difficile à dire
00:34:33parce que occupe-toi de
00:34:35jouer ton texte parce que tu ne comprends rien à rien.
00:34:37Ça c'est pas facile à dire.
00:34:39Parfois ils peuvent être maladroits parce qu'ils n'ont pas les codes
00:34:41C'est pas qu'ils sont maladroits
00:34:43C'est pas qu'ils sont maladroits
00:34:45c'est qu'ils n'ont pas peut-être
00:34:47le sous-texte
00:34:49ou le recul historique culturel
00:34:51pour voir les enjeux du sujet
00:34:53dont ils parlent. Mais je vous répète
00:34:55dire ça à quelqu'un c'est pas agréable.
00:34:57C'est le renvoyer
00:34:59C'est le renvoyer à...
00:35:01Il aura sa revanche quand la police islamique
00:35:03viendra vous faire taire
00:35:05vous comprendrez votre malheur.
00:35:07Je fais juste une petite parenthèse
00:35:09parce que je vais me faire quelques amis
00:35:11avant de parler à deux de par lieu
00:35:13La une de l'équipe ce matin
00:35:15Je voudrais dire aux gens de l'équipe
00:35:17je suis un lecteur
00:35:19de l'équipe, historique
00:35:21j'aime l'équipe
00:35:23et j'achète l'équipe
00:35:25depuis toujours parce que j'aime le sport
00:35:27et je veux qu'on me raconte
00:35:29des belles histoires, je veux qu'on me raconte
00:35:31des personnages, je veux qu'on me raconte
00:35:33ce qui se passe dans le monde du sport
00:35:35et j'imagine ce matin
00:35:37le lecteur de l'équipe qui voit du Trump
00:35:39partout
00:35:41dans le Figaro, dans Libération, partout
00:35:43qui achète son journal et qui tombe
00:35:45sur un mondial made in Trump
00:35:47alors que ce pauvre Trump n'y est pour rien du tout
00:35:49puisque la coupe du monde a été choisie avant Trump
00:35:51et qu'on explique que Trump va récupérer
00:35:53la coupe du monde. C'est un tissu
00:35:55de bêtise ce que j'ai lu ce matin
00:35:57je peux pas vous dire autre chose, un tissu de bêtise
00:35:59mais c'est du anti-Trump
00:36:01alors comme les journalistes sont anti-Trump, les gens de l'équipe
00:36:03ils se sont dit bah on va aussi l'être
00:36:05parce que comme tout le monde est anti-Trump
00:36:07faut bien qu'on le soit
00:36:09et monsieur Infantino qui a donné la coupe du monde
00:36:11en prend pour son grade
00:36:13tout ça est grotesque
00:36:15je peux pas vous dire autre chose, tout ça est grotesque
00:36:17donc l'équipe de France a gagné dimanche
00:36:19bon, Didier Deschamps a fait un match
00:36:21formidable, il y a un nouveau joueur qui s'appelle
00:36:23Olizé, j'aimerais que ça soit la une
00:36:25de l'équipe plutôt que de
00:36:27parler de Trump, ce qui n'a rien à faire
00:36:29dans ce journal
00:36:31on vous apprécie à l'équipe
00:36:33mais ça n'a pas de sens
00:36:35ça n'a pas de sens
00:36:37vraiment
00:36:39est-ce que historiquement l'équipe parlait de politique dans ses numéros
00:36:41historiques ou pas ?
00:36:43là, ce n'est que le lecteur de l'équipe
00:36:45qui parle de ce journal
00:36:47qu'il ne reconnait pas toujours quand il l'ouvre
00:36:49voilà, c'est tout
00:36:51je me suis fait des amis et j'aime beaucoup les journalistes évidemment
00:36:53de l'équipe
00:36:55bon
00:36:57Gérard Depardieu
00:36:59Jérémy Assous, on va écouter
00:37:01je crois que Sabrina est avec nous
00:37:03Sabrina Birlin, est-ce qu'elle est avec nous Sabrina ?
00:37:05donc vous êtes au tribunal
00:37:07le procès
00:37:09a repris, est-ce que vous pouvez nous donner quelques éléments ?
00:37:13oui, c'est le
00:37:15deuxième jour d'audience pour Gérard Depardieu
00:37:17qui vient d'arriver dans cette salle
00:37:19remplie du tribunal judiciaire de Paris
00:37:21l'air grave, plus concentré
00:37:23qu'hier, il a rejoint son petit
00:37:25tabouret personnel installé spécialement
00:37:27pour lui dans la salle, ses soutiens sont
00:37:29là aussi, l'acteur Vincent Perez
00:37:31l'écrivain David Fuenquinos aussi
00:37:33alors hier, nous avons pu assister
00:37:35à une démonstration de force de Maître Assous
00:37:37l'avocat de Depardieu qui a
00:37:39dénoncé une enquête à charge, je cite
00:37:41des méthodes staliniennes pour faire tomber
00:37:43Gérard Depardieu, pour lui, ses accusations
00:37:45sont mensongères, son client n'a pas
00:37:47agressé sexuellement ses femmes
00:37:49du côté des partis civils
00:37:51c'est l'exaspération, les avocats des
00:37:53plaignantes ont dénoncé un sketch
00:37:55ont répondu avec virulence, avec
00:37:57agacement aux arguments de la défense
00:37:59le ton est monté plusieurs fois
00:38:01alors aujourd'hui, les témoins
00:38:03seront appelés à la barre, parmi eux
00:38:05l'actrice, la charismatique Fanny Ardant
00:38:07qui viendra témoigner pour
00:38:09la défense, Gérard Depardieu qui n'a
00:38:11pas encore pris la parole
00:38:13devrait être interrogé ce matin sur
00:38:15les faits, l'audience a déjà pris
00:38:17beaucoup de retard, il est très probable
00:38:19qu'elle continue encore demain
00:38:21écoutez Jérémie Assous, parce que Jérémie Assous
00:38:23il défend son client
00:38:25je sais que c'est pas toujours fréquent
00:38:27parfois, mais
00:38:29il monte au créneau, il défend son client
00:38:31et parfois dans des histoires comme celle-là, les clients
00:38:33sont pas toujours très bien défendus
00:38:35donc il a pris la parole Jérémie Assous et on l'écoute
00:38:39nous allons enfin pouvoir bénéficier
00:38:41d'un débat contradictoire et démontrer
00:38:43que ces accusations
00:38:45sont mensongères et d'opportunité
00:38:47car il est très facile
00:38:49de monter un dossier à charge
00:38:51et donc de le présenter à la presse
00:38:53comme étant accablant à partir
00:38:55du moment où on écarte systématiquement
00:38:57tous les éléments susceptibles
00:38:59de remettre en cause
00:39:01les accusations
00:39:03ce procès va permettre
00:39:05de confronter l'ensemble des
00:39:07accusations à la réalité
00:39:09aux témoins et à la configuration des
00:39:11lieux, ainsi
00:39:13on pourra démontrer de manière impartiale
00:39:15objective
00:39:17et incontestable que l'ensemble
00:39:19des accusations sont mensongères
00:39:21ces actes, ces investigations
00:39:23le parquet et les avocats des partis
00:39:25civils ont tout fait pour qu'il n'ait
00:39:27jamais lieu, ils ont refusé
00:39:29de les réaliser, nous les avons réalisés
00:39:31nous les donnons au tribunal
00:39:33à partir de ce moment-là, la vérité
00:39:35sera évidente et la vérité
00:39:37est de notre côté
00:39:39évidemment il est très offensif, ça a surpris tout le monde
00:39:41il parlait du talent et le courageux
00:39:43il a un physique de comédien
00:39:45une fois aussi
00:39:47évidemment
00:39:49sur Gérard Depardieu, on le dit depuis
00:39:51le début de cette affaire
00:39:53c'est pas la même chose quand il y a un témoignage que lorsqu'il y en a
00:39:5510, 20, 30
00:39:57bien évidemment, tout le monde se fait une opinion
00:39:59c'est tout à fait différent
00:40:01mais il n'empêche que cet avocat
00:40:03il défend son client, il est dans son rôle
00:40:05et qu'in fine c'est la justice qui tranche, il le rappelle aussi
00:40:07dans son intervention
00:40:09alors on va écouter l'avocat des partis civils
00:40:11maître Karine Durieux-Debolt
00:40:13parce qu'au fond, elle reproche
00:40:15à maître Assos
00:40:17simplement de défendre son client
00:40:21il essaye à tout prix
00:40:23à tout moment de retarder
00:40:25de ralentir
00:40:27le processus judiciaire
00:40:29les clientes sont stressées par ces manœuvres
00:40:31dilatoires, il faut dire aussi
00:40:33qu'on n'a pas un respect des règles
00:40:35du contradictoire puisque par exemple
00:40:37on n'a pas eu toutes les conclusions
00:40:39et pièces de la partie adverse
00:40:41et donc on est à chaque fois
00:40:43mise en défaut
00:40:45puisque ces conclusions
00:40:47et pièces sont communiquées au dernier
00:40:49moment, ce sont des conclusions
00:40:51qui représentent
00:40:5360 pages et un certain nombre de
00:40:55pièces et là par exemple j'ai du plaider
00:40:57sur les demandes d'actes de mon confrère
00:40:59sans en avoir pris connaissance
00:41:01la stratégie
00:41:03de la partie adverse
00:41:05que de ralentir
00:41:07le procès et de faire en sorte
00:41:09qu'il n'y ait pas de jugement
00:41:11au fond, au final
00:41:13donc c'est une stratégie
00:41:15dilatoire
00:41:17pourquoi elle dit ça ? c'est ça que je ne comprends pas
00:41:19il y aura forcément un jugement
00:41:21en quoi ?
00:41:23c'est une garde d'avocat
00:41:25c'est classique, elle lui reproche de donner ses conclusions
00:41:27trop tard et de ne pas y avoir
00:41:29accès et donc de ne pas pouvoir les lire
00:41:31correctement avant de plaider
00:41:33oui mais par exemple ça se fait
00:41:35je vous dis la guerre
00:41:37entre avocats est assez classique
00:41:39bon je vous propose des
00:41:41manifestes féministes, on les écoutera tout à l'heure
00:41:43mais il se trouve qu'Anouk Grimbert
00:41:45était dans la salle hier
00:41:47et elle a été, parce qu'elle ne se tenait
00:41:49pas bien visiblement, elle manifestait
00:41:51elle contribuait
00:41:53à ne pas apaiser les débats
00:41:55et elle a été sortie de la salle
00:41:57par un policier à la demande
00:41:59visiblement du président
00:42:01mais c'est toute la difficulté du sujet parce qu'on voit bien
00:42:03quand Mme Grimbert parle de
00:42:05Gérard Depardieu, je peux comprendre
00:42:07elle est dans un rapport personnel
00:42:09avec lui, elle est dans une
00:42:11haine, disons-le, personnelle
00:42:13mais pourquoi pas
00:42:15son jugement est forcément, elle l'a rencontré
00:42:17elle l'a connu, je pense qu'elle l'a connu
00:42:19avec Blié
00:42:21avec Bertrand Blié, donc il y a quelque chose
00:42:23de personnel là-dedans qui peut-être
00:42:25t'enlève
00:42:27ton discernement
00:42:29si j'ose dire, donc écoutons Mme Grimbert
00:42:33un tapis de vomis
00:42:35un tapis de mensonges
00:42:37c'est incroyable
00:42:39que dans l'enceinte de la justice
00:42:41on soit autorisé
00:42:43à mentir autant, à calomnier
00:42:45autant des femmes qui déjà ont été
00:42:47agressées, c'est insupportable
00:42:49et là je me suis fait virer de la salle
00:42:51parce que Assous
00:42:53a encore dit une
00:42:55cochonnerie, une saleté
00:42:57pour salir les femmes, pour
00:42:59empêcher la justice, mais la vérité
00:43:01elle est venue de tout le monde
00:43:03il faut juste que la justice
00:43:05maintenant se mette au niveau
00:43:07de
00:43:09ce qu'on sait tous, c'est un agresseur
00:43:11c'est un agresseur
00:43:13de part Dieu c'est un agresseur
00:43:15ça fait 50 ans qu'il fait ça
00:43:17en toute impunité, la société le permet
00:43:19le milieu du cinéma le permet
00:43:21c'est insupportable
00:43:23et les femmes doivent se taire
00:43:25sinon elles sont virées
00:43:27elles sont virées du métier, elles sont virées du milieu
00:43:29elles sont virées d'un palais de justice
00:43:31j'ai rien dit, j'ai juste dit
00:43:33ah, parce qu'à un moment
00:43:35on ne peut plus supporter
00:43:37on ne peut plus supporter que tant de mensonges
00:43:41soient permis, c'est insupportable
00:43:43insupportable
00:43:45ça s'appelle la justice
00:43:47il faut qu'elle accepte l'idée que
00:43:49les traducteurs existent
00:43:51quand ils parlent la parole et que parfois
00:43:53ils disent des bêtises, là elle a dit des bêtises
00:43:55elle dit tout le monde c'est la vérité, en gros la justice
00:43:57doit s'adapter à ça
00:43:59le bien fondé même d'un procès avec un contradictoire
00:44:01est un principe qui manifestement la dérange
00:44:03qui dérange toutes les parties civiles
00:44:05c'est difficile à suivre un procès
00:44:07je m'échappe de cette histoire en particulier
00:44:09mais souvent les parties civiles
00:44:11elles arrivent au tribunal et disent c'est pas possible
00:44:13oui le mensonge est permis
00:44:15en effet il y a des gens qui mentent dans les tribunaux
00:44:17c'est dur à suivre un procès
00:44:19je m'échappe encore une fois de cette histoire en particulier
00:44:21mais oui là
00:44:23elle voudrait
00:44:25encourager là-dedans en particulier
00:44:27par le mouvement qu'il y a derrière
00:44:29c'est qu'elle voudrait que la justice
00:44:31leur donne raison, point barre
00:44:33en effet le contradictoire est difficile à supporter
00:44:35Depardieu est un agresseur
00:44:37oui
00:44:39elle a tourné dans les volets verts avec lui
00:44:41elle le savait
00:44:43le dernier film de Depardieu
00:44:45c'est les volets verts et elle a tourné avec lui
00:44:47donc c'est ça qui est
00:44:49étonnant
00:44:51là moi je suis comme vous
00:44:53oui parfois cette agressivité
00:44:55est une forme de culpabilité je pense aussi
00:44:57non mais parce que
00:44:59quand elle dit
00:45:01je m'explique
00:45:03toute la société
00:45:05nous on a regardé des films
00:45:07on ne sait pas qui vous êtes, on ne vous connait pas
00:45:09donc la société n'a jamais rien dit
00:45:11sur vos comportements des uns et des autres
00:45:13que ce soit un milieu qui a été pourri par la libération sexuelle
00:45:15avec laquelle vous nous avez saoulé
00:45:17pendant 30 ans, ça je veux bien le croire
00:45:19mais nous on y est pour rien vraiment
00:45:21non mais franchement
00:45:23on passe d'Anouk Grimbert
00:45:25à Philippe Grimbert
00:45:27la pause
00:45:29Anouk Grimbert peut venir répondre à Charlotte
00:45:31non mais c'est au-delà d'elle, je ne veux pas avoir l'air
00:45:33de faire un personnage que je ne connais pas l'histoire
00:45:35je lance une invitation à Anouk Grimbert face à Charlotte Dornelas
00:45:37voilà, j'adorerais
00:45:39Anouk Grimbert, Charlotte Dornelas
00:45:41Anouk Grimbert, si elle nous écoute
00:45:43elle est la bienvenue sur ce plateau, à tout de suite
00:45:45vous mettrez une robe
00:45:47Philippe Viguier
00:45:49des places est avec nous
00:45:51et si le prochain président était un roi
00:45:53on va faire des amis
00:45:55vous me direz qu'il n'y a que des rois
00:45:57sous la Vème République, je ne sais pas si vous avez vu autre chose
00:45:59est-ce que de Gaulle était un roi
00:46:01Pompidou
00:46:03non, Giscard
00:46:05tous ceux qui l'ont connu le comparaient à
00:46:07Louis XV, François Mitterrand
00:46:09c'était plus qu'un roi, c'était Dieu
00:46:11et aujourd'hui c'est souvent
00:46:13le reproche qu'a fait Emmanuel Macron
00:46:15de se conduire comme dans une monarchie
00:46:17et puis vous avez écrit tous les deux
00:46:19ce livre avec Paul Melun
00:46:21c'est drôle d'ailleurs parce que vous dites
00:46:23ce livre, alors vous dites ce que ce livre n'est pas
00:46:25ce livre n'est pas
00:46:27c'est pas un ouvrage
00:46:29écrit par des réacs
00:46:31la dénégation
00:46:33je ne vous aime pas à la faire parce qu'on n'entend que le mot réac
00:46:35quand tu dis je ne suis pas
00:46:37un voleur, tu entends que le mot voleur
00:46:39ça commence bien
00:46:41moi je veux bien
00:46:43quand je faisais des médias
00:46:45je disais aux gens faites attention
00:46:47jamais de dénégation, parce que tu entends que le mot
00:46:49que tu ne veux pas dire, donc vous dites que vous n'êtes pas un réac
00:46:51que ce n'est pas un traité ennuyeux de sciences
00:46:53politiques, un éloge de la monarchie
00:46:55absolue, un programme
00:46:57pour la 6ème république, un appel aux armes
00:46:59un ouvrage de droite, un ouvrage de gauche, une caricature
00:47:01de la république, une caricature de la monarchie
00:47:03un cadeau destiné aux bien-pensants, une invitation à la censure
00:47:05un dialogue de sourds, bon il ne reste plus grand chose
00:47:07non mais juste après
00:47:09on a mis ce que ce livre était
00:47:11ce livre est un match pour la démocratie
00:47:13démocratie j'adore ça
00:47:15ça fait ma joie
00:47:17ça parle à l'amateur de sport que vous êtes
00:47:19l'Elysée vous adore
00:47:21ça va être ma fête
00:47:23l'Elysée vous adore, vous y allez désormais souvent
00:47:25parce que tous les gens de CNews sont récupérés par l'Elysée
00:47:27parce qu'ils font du lobby
00:47:29ils sont sur le plateau de profs
00:47:31il faut quand même un peu les chauffer
00:47:33donc ils ont le droit à leur petit stage
00:47:35dans l'aile madame, il y a un petit stage
00:47:37c'est un kit, tu rentres dans l'aile madame
00:47:39on te donne un petit livre
00:47:41on te donne une brochure
00:47:43c'est pas du tout comme ça que ça se passe
00:47:45tu restes 48 heures, t'as le coach en chef
00:47:47Bruno Roger Petit qui accueille les gens
00:47:49rentrez je vous en prie
00:47:51il est là, c'est le coach de l'aile madame
00:47:53uniquement pour ceux qui passent
00:47:55dans l'heure des pros
00:47:57ils ont le droit à un kit de survie
00:47:59parce qu'ils se disent
00:48:01ça doit être dur quand même
00:48:03moi je suis un républicain
00:48:05je suis à l'Elysée chez moi
00:48:07la république c'est moi
00:48:09alors j'adore
00:48:11en plus moi j'aime beaucoup Bruno Roger Petit
00:48:13donc j'ai aucun soucis
00:48:15mais ils les font venir
00:48:17c'est un stage de sensibilisation
00:48:19c'est vrai
00:48:21c'est vrai de Nathan Devers
00:48:23mais c'est vrai de Nathan Devers
00:48:25ils vous font tous venir un par un
00:48:27le point commun entre Nathan Devers et moi
00:48:29c'est qu'on aime bien ne pas être d'accord avec nos interlocuteurs
00:48:31donc on n'hésite pas à parler avec des gens
00:48:33avec qui on n'est pas d'accord, c'est pour ça que j'ai fait ce livre avec Philippe
00:48:35qui est un monarchiste, qui pour moi est l'antithèse de ce que je pense
00:48:37mais je suis d'accord avec vous
00:48:39mais jamais vous n'auriez mis les pieds à l'Elysée
00:48:41si d'abord vous n'aviez pas
00:48:43en fait on est l'antichambre de l'Elysée ici
00:48:45c'est vrai
00:48:47c'est peut-être votre rôle en fait
00:48:49vous êtes un directeur de casting pour après aller à l'Elysée
00:48:51Dominique Besnard de l'Elysée
00:48:53j'adore Dominique Besnard
00:48:55Somaïa Labidi
00:48:57c'est un
00:48:59vous le faites bien
00:49:01vraiment j'adore
00:49:03Sophie Marchand de New York
00:49:05c'est super en Chine
00:49:07je parle quand
00:49:09Somaïa
00:49:11j'adore Dominique, il m'a dit qu'il viendrait en plus
00:49:13c'est la principale
00:49:15information de cette matinée
00:49:174 personnes dont les grands-parents maternels
00:49:19du petit Emile Soleil disparus
00:49:21en juillet 2023 dans les Alpes-de-Haute-Provence
00:49:23placés en garde à vue pour homicide
00:49:25volontaire et recel de cadavres
00:49:27les deux autres sont deux des enfants
00:49:29majeurs des grands-parents, précise le
00:49:31communiqué du procureur
00:49:33le suspect de l'agression du rabbin d'Orléans
00:49:35placé en détention provisoire
00:49:37le mineur sera jugé en avril prochain
00:49:39devant un tribunal pour enfants
00:49:41pour violence volontaire n'ayant pas entraîné
00:49:43d'incapacité de travail supérieure à 8 jours
00:49:45et puis une nouvelle réunion
00:49:47Kiev Washington est en cours à Riyad
00:49:49alors que de son côté la Russie évoque
00:49:51je cite un dialogue utile
00:49:53qui va se poursuivre avec les Etats-Unis
00:49:55annonce après 12h de pourparlers
00:49:57tenus hier à 8 clôt en Arabie Saoudite
00:49:59sur une possible trêve en Ukraine
00:50:01un communiqué commun doit être
00:50:03publié aujourd'hui pour résumer
00:50:05leur négociation
00:50:07merci beaucoup Soumaya et pardonnez-moi
00:50:09pour ce retard, je précise que
00:50:11Sabrina est
00:50:13toujours avec nous en direct du
00:50:15palais de justice mais avant ça bien sûr
00:50:17j'adresse toute mon affection
00:50:19à Dominique Bézenard qui m'a promis
00:50:21qu'il viendrait sur ce plateau
00:50:23même s'il a dit, j'aime pas du tout
00:50:25ces news
00:50:27il le dit aussi mais
00:50:29justement, il a le droit
00:50:31il a le droit de pas écrire ces news
00:50:33après tout il y a quelques personnes
00:50:35je peux vous dire qu'il regarde
00:50:37et vraiment je l'aime beaucoup
00:50:39donc j'ai aucun soucis
00:50:41justement parce qu'il aime pas qu'il faut venir
00:50:43on est pas d'accord pour ne pas être d'accord
00:50:45il m'a dit qu'il viendrait
00:50:47Sabrina, juste un mot sur les
00:50:49qui est en direct, Sabrina Birlin-Bouillet
00:50:51qui est en direct du palais de justice
00:50:53avec le procès de Parly
00:50:55juste un mot sur la présence des féministes
00:50:57qui sont effectivement
00:50:59qui sont présentes ce matin
00:51:01et qui manifestent. Alors je voudrais qu'on les écoute
00:51:03juste avant que vous nous donniez
00:51:05votre avis et sur
00:51:07comment elles interviennent dans le débat
00:51:09elles étaient interrogées, vous les avez interrogées
00:51:11hier puisqu'il y avait plusieurs jeunes femmes
00:51:13qui ont manifesté
00:51:15contre Gérard Depardieu
00:51:17On est là surtout parce que c'est un
00:51:19monument du cinéma français
00:51:21et on veut démontrer que c'est pas parce que
00:51:23justement il a été mis sur ce biais d'hôpital qu'il peut pas
00:51:25en tomber et donc c'est pour ça que c'est
00:51:27important d'avoir cette belle mobilisation aujourd'hui
00:51:29en soutien aux victimes et surtout pour qu'ils répondent
00:51:31de ces actes. Nous attendons que la justice
00:51:33se fasse bien sûr et une justice
00:51:35qui prenne en compte la douleur
00:51:37les vies
00:51:39les vies cassées
00:51:41de ces femmes qui
00:51:43en fait depuis des années
00:51:45souffrent d'être
00:51:47d'avoir été violentées
00:51:49et nous sommes derrière pour
00:51:51justement les soutenir et leur
00:51:53dire qu'elles ne sont pas seules
00:51:55J'imagine Sabrina, vous les avez rencontrées
00:51:57ces jeunes femmes, elles sont venues vers vous
00:51:59et je voulais savoir ce qu'elles vous ont dit, hors micro peut-être
00:52:03Alors elles ne sont pas
00:52:05venues vers nous parce que pour venir ici
00:52:07il faut se lever très très tôt pour avoir
00:52:09une place dans cette salle d'audience qui est remplie
00:52:11en revanche elles étaient déjà présentes
00:52:13hier et en effet elles invectivent
00:52:15Gérard Depardieu
00:52:17elles essayent de manifester leur colère
00:52:19il est quand même accompagné d'un conseil
00:52:21maître Assous qui est assez habitué
00:52:23aux grosses audiences et aussi
00:52:25aux polémiques qu'il peut y avoir autour
00:52:27donc ça se passe relativement dans le calme
00:52:29on le voit d'ailleurs que
00:52:31lorsque Gérard Depardieu arrive avec son avocat
00:52:33ils sont concentrés tous les deux
00:52:35pas perturbés, pas déstabilisés
00:52:37par la situation, en tout cas c'est l'apparence
00:52:39qu'ils donnent
00:52:41Je voulais apporter une petite précision, vous parlez d'Anouk Grimbert
00:52:43il s'avère qu'aujourd'hui
00:52:45elle est de retour, Anouk Grimbert, du côté public
00:52:47dans la salle d'audience, elle est juste
00:52:49le banc derrière moi
00:52:51et l'huissier de justice est passé la voir en la prévenant
00:52:53en l'avertissant qu'elle ne devait pas réagir
00:52:55pas d'émotions, pas de
00:52:57petits cris nerveux comme elle avait pu faire
00:52:59hier, elle s'est justifiée en disant
00:53:01qu'elle est humaine, qu'elle trouve ça
00:53:03scandaleux, mais que, promis, cette fois-ci
00:53:05elle ne fera pas de bruit, elle ne se fera pas
00:53:07remarquer, sinon évidemment elle devra sortir
00:53:09de la salle. Est-ce que je peux vous charger d'une mission ?
00:53:11...
00:53:13...
00:53:15Vous écoutez peur, Pascal
00:53:17Est-ce que je peux vous charger
00:53:19d'une mission ? Est-ce que vous pouvez
00:53:21lui proposer de venir, pourquoi pas, sur
00:53:23le plateau, ou de l'interroger
00:53:25etc. et qu'elle ait un échange
00:53:27avec Charlotte Dornier. Charlotte, vous êtes d'accord ou pas ?
00:53:29Voilà, vous lui dites
00:53:31voilà, il y a eu un débat sur ces news
00:53:33je ne sais pas si elle nous connaît, je ne sais pas si elle nous regarde le matin
00:53:35mais nous ce qu'on aime c'est
00:53:37la liberté d'expression
00:53:39c'est ça qui est au cœur de ces news
00:53:41la liberté d'expression
00:53:43donc si Madame Grimbert veut
00:53:45demain échanger, pourquoi pas avec Charlotte
00:53:47sur ce sujet, mais moi je serais tellement
00:53:49ravi, et vous lui dites une chose
00:53:51qui va la séduire définitivement
00:53:53je me tairai !
00:53:55...
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00:56:29...
00:56:31...
00:56:33Péporta, les inondations de Péporta, regardez comme le roi d'Espagne est rentré dans la foule et rentré au contact des sinistres.
00:56:45Il y a un rapport au peuple qui est quand même un rapport plus direct, plus décontracté.
00:56:51Là, on a accès au roi, on n'a plus accès au président de la République.
00:56:57Non mais là, vous n'êtes pas, vraiment, vous n'êtes pas, me semble-t-il, tout à fait honnête.
00:57:03Pourquoi ça ? Parce qu'il ne sert à rien, parce que c'est une figure, parce qu'il ne décide pas.
00:57:08Quand les rois décidaient, d'abord ça s'est mal terminé en France, ça ne vous a pas échappé,
00:57:14et ils terminaient souvent mal aimés, Louis XV était mal aimé.
00:57:18Henri IV n'avait pas de fleurs rouges.
00:57:24Qui est au moins...
00:57:28La gaudriole, je veux bien, Henri IV n'avait pas de fleurs rouges.
00:57:33La vérité, c'est que vous dites un propos parfaitement démagogique sur les...
00:57:37Mais si, la monarchie rend un grand service, évidemment que si.
00:57:40Oui, mais comme figure, tu t'énerves comme ça, mais pas opérationnelle.
00:57:43Mais pas comme ça, pas comme ça, ici, dedans, là.
00:57:46Mais vous voulez un roi en France.
00:57:48Mais ce serait une très bonne idée, pourquoi pas.
00:57:50Je vous assure, là, les gens vont se moquer de nous.
00:57:54Vous sortez de vos préjugés, je laisse parler monsieur.
00:57:57Mais quand vous imaginez une monarchie, vous imaginez une monarchie qui décide,
00:58:01ou une monarchie, et ça, ça peut s'entendre comme une sorte de référence, de continuité.
00:58:06Non, mais c'est une monarchie constitutionnelle, qui est encadrée par une constitution.
00:58:10Et je ne suis pas du tout d'accord avec vous quand vous dites que ça ne sert à rien.
00:58:14Le roi... Dans les monarchies, il y a 11 monarchies en Europe.
00:58:18Dans ces 11 monarchies, le roi ou le prince a un rôle éminent.
00:58:23Et pas seulement un rôle, c'est un drapeau.
00:58:26Mais quel rôle, par exemple, a Charles III aujourd'hui ?
00:58:28Par exemple, il a...
00:58:30L'incarnation.
00:58:31Oui, mais enfin...
00:58:32Et de continuité.
00:58:33De continuité.
00:58:34Quand nous, on s'interroge, par exemple, sur les racines de la France,
00:58:39ça ne pose pas de problème dans une monarchie.
00:58:41Vous avez raison, vous êtes allé à Londres récemment.
00:58:43Mais le souverain incarne la continuité.
00:58:46La continuité à Londres ?
00:58:47Bien entendu.
00:58:48Vous trouvez que c'est un bon exemple ?
00:58:49Oui, il incarne la continuité historique.
00:58:51Ce serait un président de la République qui serait en Angleterre.
00:58:56L'Angleterre serait une république.
00:58:59On n'aurait pas du tout les mêmes réactions.
00:59:02C'est un barrage.
00:59:04Il n'y a pas de compétition pour le pouvoir suprême quand il y a une monarchie.
00:59:07Vous imaginez que...
00:59:08Enfin, le monarque n'a pas le pouvoir.
00:59:10Non mais Vincent, le monarque n'a pas le pouvoir.
00:59:13La Pascale a pas tort.
00:59:15Le pouvoir symbolique, c'est gentil.
00:59:17Mais si vous voulez, le président de la République, c'est lui.
00:59:20C'est vous qui sortez de l'aile de l'Élysée tout énamouré ?
00:59:23Non, c'est quelqu'un qui aime la Ve République.
00:59:26Il n'y a pas besoin d'aller à l'Élysée pour ça.
00:59:27La Pascale va toucher le tabernacle.
00:59:30Non, là, vous êtes démagogue.
00:59:32Pas d'attaque personnelle avec l'aile madame, s'il vous plaît.
00:59:36Réservez ça à Pascale Traud.
00:59:40Allez, justement.
00:59:42L'aile madame, ils n'ont rien à faire.
00:59:44Ils sont moques de l'aile madame.
00:59:46C'est très sérieux ce qu'on vous dit.
00:59:48Oui, mais ce que je veux comprendre...
00:59:50Allez dans un magasin à Londres.
00:59:53Mais je m'en fiche.
00:59:55Monsieur Desplaces est venu pour parler de son livre.
00:59:57Vous, vous parlez d'un aile madame.
00:59:59On n'a rien à faire.
01:00:00Simplement.
01:00:01On n'a rien à faire.
01:00:03Allez à Londres, dans un magasin tenu par un Pakistanais.
01:00:08Le soir, parce que vous voulez faire quelque chose.
01:00:10Vous allez trouver dans le magasin le portrait de Charles III.
01:00:13Est-ce que vous avez l'équivalent en France ?
01:00:15Est-ce que vous allez dans le magasin...
01:00:17Est-ce que vous allez trouver le portrait d'Emmanuel Macron ?
01:00:19Bien sûr que non.
01:00:20Pourquoi ?
01:00:21Parce que la monarchie, c'est la tradition, la transmission.
01:00:24Et c'est l'unité nationale et l'identité.
01:00:27Je suis désolé de dire ça.
01:00:30Ce sont des rois qui sont, vous l'avez dit, la continuité.
01:00:35Mais il y a une part de, je ne sais pas si c'est folklore,
01:00:38vous appelez ça comme vous voulez,
01:00:39mais qui ne décide pas au quotidien des décisions.
01:00:41C'est de l'amour.
01:00:42Oui, mais est-ce qu'on peut écouter monsieur Viguier-Desplat ?
01:00:45Qui serait roi ?
01:00:47Attendez, je vais vous répondre.
01:00:49Mais ça écarterait quand même du débat politique
01:00:52une des grandes obsessions françaises,
01:00:53qui est l'élection présidentielle.
01:00:55Si on avait un roi, on n'aurait pas d'élection présidentielle.
01:00:57Vous imaginez comme le débat politique serait plus sain.
01:01:00Ah non, moi je ne partage pas du tout votre avis.
01:01:02Moi j'adore l'élection présidentielle.
01:01:04Je l'adore l'élection présidentielle.
01:01:06Et vous voulez quoi ?
01:01:07Non, soyez gentil, écoutez, ne faites pas d'aparté.
01:01:10Il n'y a plus de discipline.
01:01:12Alors monsieur remet en cause mon animation
01:01:14et vous vous parlez directement.
01:01:16Pas du tout, je parlais de vous.
01:01:17Bon, ça serait quoi ?
01:01:19Il y aurait un premier ministre ?
01:01:21Il y aurait un premier ministre.
01:01:23Et dans les monarchies, les premiers ministres tournent beaucoup plus
01:01:25et ne reviennent pas au pouvoir.
01:01:27En France, quand un candidat à l'élection présidentielle est battu,
01:01:29vous êtes sûr qu'il va revenir ?
01:01:32Mais ce n'est pas vrai ce que vous dites.
01:01:33Aucun n'est revenu.
01:01:34Giscard n'a pas réussi à revenir.
01:01:36Ils vont essayer.
01:01:37Regardez François Hollande.
01:01:38À peine un premier ministre est à Matignon
01:01:41qui pense déjà être président de la République.
01:01:43Mais pourquoi vous n'aimez pas l'élection présidentielle ?
01:01:48Parce que ça pollue la vie démocratique.
01:01:52Ça avilie la démocratie.
01:01:53Oui, mais ça ne veut rien dire.
01:01:54Quel est l'argument ?
01:01:55L'argument, c'est celui-ci.
01:01:56Mais ça pollue en quoi ?
01:01:57Sous de Gaulle, ça ne polluait pas.
01:01:59Sous Giscard, ça ne polluait pas.
01:02:01Ça ne polluait pas sur Mitterrand.
01:02:02Ça ne polluait pas sur Pompidou.
01:02:04Mais parce que le destin personnel passe avant l'intérêt national.
01:02:09Et vous pensez qu'un premier ministre ne penserait pas réussir ?
01:02:12Un premier ministre…
01:02:13Vous voyez, on serait dans une monarchie,
01:02:15Emmanuel Macron ne serait plus premier ministre.
01:02:17Il ne serait plus premier ministre.
01:02:18On aurait peut-être réglé un problème personnel
01:02:21que l'on a avec Emmanuel Macron.
01:02:23Quand Margaret Thatcher a été écartée,
01:02:28elle a été remplacée par quelqu'un de son camp.
01:02:30Mais Angela Merkel, elle est restée très longtemps en Allemagne.
01:02:33Mais à ce que je sache, l'Allemagne n'est pas une monarchie.
01:02:35Non, mais elle est restée très longtemps parce qu'elle réussissait.
01:02:38Le problème des hommes politiques, c'est qu'ils ne réussissent pas.
01:02:40Ce n'est pas qu'ils sont président de la République ou premier ministre.
01:02:42Ce n'est pas le sujet.
01:02:43Si par exemple, tu as un président qui est excellent,
01:02:45au contraire, tu le reconduis et tu le réélus.
01:02:48Je ne saisis pas ça.
01:02:50Et puis, la Ve République,
01:02:52est-ce que vous ne trouvez pas que la Ve République,
01:02:54c'est précisément une synthèse de mille ans d'histoire
01:02:56et c'est le génie de De Gaulle
01:02:58d'avoir fait en fait une réconciliation
01:03:02avec un pouvoir exécutif extrêmement fort, très puissant
01:03:06et puis en même temps, une synthèse de mille ans
01:03:08parce qu'il y a le régime.
01:03:10C'est ce qu'a compris magnifiquement De Gaulle.
01:03:11D'ailleurs, ce que je réponds à Philippe d'Angers,
01:03:12c'est que De Gaulle a réussi cette synthèse
01:03:14entre une profonde aspiration à la souveraineté populaire du peuple
01:03:16par l'élection en 1962 au suffrage universel direct
01:03:19et à la fois une figure bonapartiste
01:03:21qui est celle du président de la République.
01:03:23Paul Menin, qui est mon contradicteur de gauche,
01:03:26n'a que de cesse de citer le général De Gaulle.
01:03:30Pourquoi ne pas citer François Mitterrand ?
01:03:32Pourquoi ne pas citer François Hollande ?
01:03:34François Mitterrand, je le cite aussi.
01:03:36Et François Hollande, c'est le dernier président socialiste de votre camp.
01:03:39Mitterrand et De Gaulle qui ont tous les deux été royalistes.
01:03:41Alors, il y a plein de...
01:03:42Justement, ça, on en parle dans le bouquin.
01:03:44Votre livre est formidable parce que
01:03:45si le prochain président était un roi,
01:03:46c'est un dialogue tous les deux.
01:03:47Alors, par exemple, sur le décorum,
01:03:48à la question, là c'est vous qui parlez,
01:03:50à la question de tous les voyages officiels
01:03:51aux côtés de votre époux,
01:03:52lequel retenez-vous ?
01:03:53Annemone Giscard d'Estaing,
01:03:54épouse de l'ancien président de la République,
01:03:55répond dans une interview au Figaro Magazine
01:03:57sans hésiter une seconde
01:03:58au Royaume-Uni, forcément,
01:03:59à cause du faste que déploie la monarchie britannique
01:04:02dans le Paris et Constance.
01:04:03Là où vous avez raison aussi,
01:04:04c'est que je me souviens très bien
01:04:05comment Nicolas Sarkozy,
01:04:07avec Carla Bruni-Sarkozy,
01:04:10est accueillie
01:04:12et comment elle était absolument magnifique,
01:04:14effectivement, le jour où elle arrive.
01:04:16Et là où vous avez encore raison,
01:04:18c'est que lors de la mort d'Elisabeth II,
01:04:21pendant 15 jours,
01:04:22on a vu l'Occident,
01:04:24les rites de l'Occident,
01:04:26la tradition de l'Occident
01:04:28qui parlaient au monde.
01:04:30Et ce rite, ces rites funéraires,
01:04:32étaient extraordinaires.
01:04:34La puissance sacrée.
01:04:36La puissance sacrée,
01:04:37vous avez raison de ce point de vue-là.
01:04:38C'est la puissance de la tradition
01:04:40et le problème de la république,
01:04:42ce sont des traditions interrompues.
01:04:44Oui, et vous savez,
01:04:45il y a une chose qui m'a frappé
01:04:47lorsqu'il y a eu les commémorations
01:04:49du 8 mai 1945 en Normandie.
01:04:52Le roi de Danemark arrive,
01:04:54il sort de sa voiture,
01:04:55Emmanuel Macron l'accueille,
01:04:56il y avait des caméras qui étaient là,
01:04:58il lui dit « Salut Ta Majesté, comment vas-tu ? »
01:05:00« Salut Ta Majesté, comment vas-tu ? »
01:05:02Regardez, regardez,
01:05:04vous vous souvenez de ça ?
01:05:06Regardez comment le général de Gaulle
01:05:08a accueilli, puisque Paul Melun
01:05:10il fait essentiellement référence,
01:05:12regardez comme le général de Gaulle
01:05:14accueille le roi Hassan II.
01:05:16Lors de sa première visite en France.
01:05:18Il parle comme Danny White dans « Amicalement »
01:05:20« Salut Ta Majesté, comment tu vas ? »
01:05:23Mais c'est la chaleur républicaine.
01:05:25Mais il tutoie le pape, Emmanuel Macron.
01:05:28Mais oui, mais justement,
01:05:30c'est n'importe quoi.
01:05:32Comment voulez-vous ensuite
01:05:35instiller du respect ?
01:05:37Le pape n'a pas mis les pieds en France.
01:05:39Si, il est allé en Corse.
01:05:41Non, il est allé voir une paroisse.
01:05:43Alors vous, vous dites « La république promesse d'avenir
01:05:45dans un monde où le désenchantement politique
01:05:47est de plus en plus fort, où l'idée même de la démocratie
01:05:49est remise en question, il est temps de retrouver la ferveur républicaine.
01:05:51La république n'est pas un régime dépassé. »
01:05:53Mais là, pardonnez-moi, vous êtes encore à côté.
01:05:55Vous êtes tous à côté.
01:05:57Vous n'êtes ni pour la république, ni pour la bonheur.
01:05:59Si, je suis pour la souveraineté.
01:06:01En fait, il n'y a qu'un problème aujourd'hui.
01:06:03Il y en a deux multiples.
01:06:05Mais il y en a un qui est majeur.
01:06:07Tu n'écoutes pas les peuples.
01:06:09Et tu ne les écoutes pas depuis 20 ans.
01:06:11Sur tous les sujets.
01:06:13Ils ne veulent pas de cette Europe.
01:06:15Ils ne veulent pas de cette immigration massive.
01:06:17Ils ne veulent pas des voitures électriques.
01:06:19Ils ne veulent pas des ZFE.
01:06:21Ils ne veulent pas de tout ça.
01:06:23Et comme ceux qui dirigent ne les écoutent pas,
01:06:25ils se tournent vers des urluberlus.
01:06:27Et ça donne M. Trump.
01:06:29Je suis d'accord avec vous.
01:06:31C'est intéressant que Thomas en parle.
01:06:33Parce que moi, précisément,
01:06:35je prône dans le livre
01:06:37plus de référendum, plus de démocratie directe.
01:06:39Et je pense même que c'est ça l'ADN
01:06:41de la Ve République.
01:06:43Quand M. De Gaulle part en 1969 sur le référendum
01:06:45sur les territoires,
01:06:47il fait exactement cela.
01:06:49Il redonne la parole au peuple.
01:06:51Et moi, je pense que l'esprit de la République,
01:06:53c'est précisément de redonner le pouvoir au peuple.
01:06:55Et si la Ve République veut se refaire une santé,
01:06:57il faut, et je suis d'accord avec vous,
01:06:59parce qu'on en a parlé plusieurs fois sur votre plateau,
01:07:01il faut un référendum sur l'immigration.
01:07:03Pourquoi pas un référendum sur certaines questions sociales.
01:07:05Et ça, ça me paraît indispensable.
01:07:07Le Brexit a eu lieu dans quel régime ?
01:07:09Dans une monarchie.
01:07:11Mais il peut y avoir des référendums dans une monarchie.
01:07:13J'ai juste expliqué que si on voulait renouer...
01:07:15Non mais Joseph, je termine.
01:07:17J'ai juste dit que si on voulait renouer...
01:07:19Oui, d'accord. J'ai juste dit que si on voulait renouer
01:07:21avec la République et ses fondements, il fallait des référendums.
01:07:23Je n'ai pas dit que le référendum sur le Brexit
01:07:25est une mauvaise idée. Je pense qu'il faut
01:07:27procéder en France à des référendums.
01:07:29Alors, vous parlez d'une monarchie
01:07:31sans privilèges. Je rappelle votre livre.
01:07:33Paul Melun,
01:07:35Philippe Viguier des places, c'est à Mareuil
01:07:37édition, et si le prochain président était un roi.
01:07:39D'abord, ça serait qui ?
01:07:41Parce qu'aujourd'hui...
01:07:43Il y a trois candidats possibles.
01:07:45Le comte de Paris,
01:07:47qui est descendant de Louis-Philippe.
01:07:49Le duc d'Anjou,
01:07:51qui est le descendant de Louis XIV,
01:07:53des Bourbons.
01:07:55Et puis, il y en a un petit outsider,
01:07:57qui est le prince Napoléon,
01:07:59qui est l'arrière-petit-neveu
01:08:01de Napoléon Ier.
01:08:03Alors, vous, votre sentiment,
01:08:05qui est un monarchiste,
01:08:07qui a la prise ?
01:08:09Justement, je n'ai pas voulu vraiment prendre
01:08:11partie dès le début.
01:08:13Il y a beaucoup de conflits de chapelles
01:08:15chez les monarchistes.
01:08:17Le dernier roi des Français, c'est qui ?
01:08:19C'est Louis-Philippe.
01:08:21Le dernier roi, c'est Louis-Philippe. Le dernier souverain, c'est Napoléon III.
01:08:23Donc, légitimement,
01:08:25ça devrait être le comte de Paris.
01:08:27C'est une monarchie. Le Second Empire
01:08:29est une monarchie.
01:08:31Comment on fait ?
01:08:33Le prince n'est rien.
01:08:35Le principe est tout.
01:08:37Il faut d'abord restaurer le principe
01:08:39et on trouvera toujours quelqu'un
01:08:41pour s'asseoir sur le trône.
01:08:43C'est pas un souci.
01:08:45Le premier arrive à Reims.
01:08:47Louis-Philippe était roi des Français.
01:08:49Le dernier roi de France, c'est Louis XVI.
01:08:51Le dernier roi de France, c'est Louis XVI.
01:08:53Charles X.
01:08:55C'est le dernier roi sacré à Reims.
01:08:57Le dernier roi de France, c'est Louis XVI.
01:08:59Le dernier roi de France, c'est Louis XVI.
01:09:01Le dernier roi sacré à Reims.
01:09:03Oui.
01:09:05Charles X, Louis XVIII et Louis XVI
01:09:07sont trois frères.
01:09:09Oui.
01:09:11Trois frères.
01:09:13Pourtant, il y a 30 ans.
01:09:15C'est important de le dire.
01:09:17Et les descendants ?
01:09:19Il y a des descendants de Louis XVI ?
01:09:21Il n'y a aucun descendant de Louis XVI.
01:09:23La Révolution s'en est occupée.
01:09:25Il ne restait plus qu'un descendant
01:09:27de Charles X,
01:09:29qui était le comte de Chambord.
01:09:31Et maintenant,
01:09:33tous les descendants sont soit
01:09:35des descendants de Louis Philippe
01:09:37soit des descendants de Louis XIV
01:09:39par la branche espagnole.
01:09:41Puisqu'en Espagne,
01:09:43règnent les Bourbons.
01:09:45Je suis d'accord.
01:09:47Parfois, tard dans la nuit,
01:09:49règne le Bourbon.
01:09:51C'est autre chose.
01:09:53C'est assez drôle.
01:09:55Vous dites quelque chose
01:09:57qui m'a amusé.
01:09:59Quand le président de la République...
01:10:01Oui, évidemment.
01:10:03Louis XVII a été le pauvre Louis XVII.
01:10:05Ce qu'ils ont fait à lui, c'est invraisemblable.
01:10:07La terreur.
01:10:09Ils l'ont laissé pourrir.
01:10:11Il est venu témoigner
01:10:13contre Marie-Antoinette.
01:10:15Elle a été décapitée pour inceste.
01:10:17Vous vous souvenez ?
01:10:19On a raconté des choses abominables.
01:10:21La princesse de Lamballe.
01:10:23Au nom de la République.
01:10:25Et de votre amie Robespierre.
01:10:27Quand le président de la République
01:10:29se déplace, les rues sont bloquées à la circulation.
01:10:31Les voitures opaques font d'une trace
01:10:33indifférente les passants tenus à distance.
01:10:35En Norvège, un journaliste s'étonnait
01:10:37de voir Olaf V, sans escorte,
01:10:39se promener à pied dans les rues d'Oslo.
01:10:41Il répond de la bouche du monarque.
01:10:43Que voulez-vous que je craigne ?
01:10:45J'ai autour de moi des milliers de gardes du corps.
01:10:47Pardonnez-moi, parce qu'il ne fait rien,
01:10:49ce Olaf V.
01:10:51Si demain, il était aux commandes,
01:10:53ce serait pareil.
01:10:55Peut-être que les présidents de la République
01:10:57en font trop.
01:11:03Moi, j'aime bien l'idée
01:11:05d'un pouvoir central fort.
01:11:07Vous êtes plutôt un golo-bonapartiste.
01:11:09Je trouve que...
01:11:11Je m'aperçois que souvent,
01:11:13les sociétés marchent bien comme ça.
01:11:15Dans une entreprise, dans un vestiaire de football.
01:11:17Je suis d'accord avec vous.
01:11:19Autrement, c'est le régime des partis.
01:11:21Je suis d'accord avec vous sur le principe.
01:11:23Aujourd'hui, on n'a plus personne
01:11:25qui est capable d'incarner ce pouvoir fort.
01:11:27Pourquoi pas ?
01:11:29Parce que, précisément,
01:11:31il n'y a plus de sens de l'Etat.
01:11:33Il y a le sens
01:11:35d'intérêt personnel,
01:11:37d'intérêt partisan.
01:11:39Il n'y a plus de sens de l'Etat.
01:11:41C'est ça qui est dommage.
01:11:43Vous avez raison.
01:11:45Quand on tombe sur un général de Gaulle, c'est parfait.
01:11:47Quand on tombe sur François Hollande,
01:11:49ça l'est un peu moins.
01:11:51Là, il citait le président français
01:11:53monarque de droit divin en Andorre.
01:11:55Paradoxalement, la monarchie constitutionnelle
01:11:57la moins laïque en Europe est la seule sur laquelle
01:11:59règne le président de la République française,
01:12:01la Principauté d'Andorre.
01:12:03Vous savez que c'est grâce à Jacques Chirac
01:12:05qu'il y a le divorce
01:12:07en Principauté d'Andorre.
01:12:09Parce qu'avant,
01:12:11on ne pouvait même pas se marier,
01:12:13jusqu'en 1984,
01:12:15civilement.
01:12:17Le mariage n'était que religieux.
01:12:19Je suis coprince d'Andorre,
01:12:21mais je suis aussi président de la République française.
01:12:23Paul Melun,
01:12:25j'aime beaucoup Paul,
01:12:27parce qu'il a tout le catéchisme médiatique.
01:12:29C'est formidable.
01:12:31Comme souvent avec la pensée,
01:12:33la confrontation est salvatrice.
01:12:35Nos échanges, parfois rugueux,
01:12:37m'ont permis
01:12:39à plusieurs reprises de penser contre moi-même.
01:12:41Je viens de la gauche,
01:12:43je n'ai pas eu d'éducation religieuse
01:12:45et l'aristocratie est une chose lointaine pour moi.
01:12:47Mais j'ai pu découvrir un monde nouveau,
01:12:49celui de la monarchie constitutionnelle,
01:12:51à quelque chose d'exaltant.
01:12:53Pas assez bien sûr pour ébranler
01:12:55la plupart de mes convictions.
01:12:57C'est ça le catéchisme.
01:12:59Vraiment, j'ai adoré notre confrontation.
01:13:01T'as changé d'avis ?
01:13:03Non.
01:13:05A la lecture de sa plaidoirie,
01:13:07je me suis rendu compte au fond
01:13:09que la République qu'il décrit
01:13:11est un idéal plus qu'une réalité
01:13:13et que sa promesse la déçue.
01:13:15Je me suis rendu compte de vouloir en mille conditionnels
01:13:17la changer.
01:13:19Avec la sincérité que l'on met dans la mauvaise foi,
01:13:21il s'est évertué à me décrire une République
01:13:23qui n'existe plus ailleurs que dans ses rêves.
01:13:25Mais le souci,
01:13:27et vous l'avez pointé,
01:13:29c'est les hommes.
01:13:31Le souci, c'est les hommes.
01:13:33Vous avez des gens qui ont une ambition
01:13:35et peut-être pas de destin.
01:13:37Ils ont une ambition.
01:13:39Ils veulent les postes.
01:13:41Mais pourquoi en faire ?
01:13:43Il n'y a pas quelque chose qui les dépasse.
01:13:45Il n'y a pas une sorte de surmoi
01:13:47qu'on pouvait avoir.
01:13:49Par exemple, De Gaulle,
01:13:51s'il n'y a pas le 18 juin 1940,
01:13:53évidemment qu'il ne gouverne pas la France.
01:13:55Même avant,
01:13:57dans le fil de l'épée,
01:13:59dans la généalogie,
01:14:01dans la jeunesse en existence,
01:14:03il y avait quelque chose de l'ordre de la transcendance.
01:14:05Il écrivait tout gamin
01:14:07qui un jour serait le chef, le président.
01:14:09Il y avait chez lui une ambition
01:14:11de faire le service de l'intérêt général.
01:14:13Ça prouve bien que c'est compatible
01:14:15et qu'il peut exister des hommes d'État.
01:14:17Je déplore comme vous.
01:14:19L'autre question que je vous pose...
01:14:21Quand il était le nègre de Pétain.
01:14:23Ah oui !
01:14:25Le ghostwriter !
01:14:27Ne me dites pas le mot que vous avez employé.
01:14:29La bonne question qu'on peut poser,
01:14:31et je vais vous la poser,
01:14:33il est possible qu'aujourd'hui,
01:14:35avec les réseaux sociaux,
01:14:37nos démocraties soient ingouvernables.
01:14:39Parce que les gens sont un peu plus évolués
01:14:41qu'ils ne l'étaient il y a un siècle.
01:14:43Ils savent tout.
01:14:45Ils ne sont pas prêts.
01:14:47La guerre de 1914 a duré 24 heures aujourd'hui.
01:14:49Parce que personne, avec les réseaux sociaux,
01:14:51n'accepterait...
01:14:53La preuve, la guerre d'Ukraine.
01:14:55Personne n'accepterait que les petits piu-pius
01:14:57se fassent tuer comme ils se sont fait tuer.
01:14:59Les gens seraient dans la rue.
01:15:01En France, vous voulez dire ?
01:15:03Oui, je parle en France.
01:15:05Est-ce que nos démocraties ne sont pas ingouvernables ?
01:15:07Parce que ce n'est plus possible.
01:15:09Vous voyez bien.
01:15:11En fait, là encore, c'est Giscard qui a raison.
01:15:13Deux Français sur trois.
01:15:15Il a raison, Giscard.
01:15:17C'est ça.
01:15:19Toutes les lois devraient être passées en France
01:15:21uniquement s'il y a deux Français sur trois.
01:15:23Autrement, la majorité ne suffit pas.
01:15:25Il faut deux Français sur trois pour qu'il y ait un consensus sur tout.
01:15:27Moi, je prendrais ça.
01:15:29Je pourrais imaginer ça.
01:15:31Pourquoi vous dodelinez comme ça ?
01:15:33Je ne suis pas d'accord.
01:15:35Je ne suis pas d'accord avec vous.
01:15:37En fait, vous aimez la tyrannie.
01:15:39Il y a une tyrannie de 9h à 10h40
01:15:41sur ce plateau
01:15:43que vous exercez avec une forme de...
01:15:45Oui, ils sont des magistères
01:15:47sévères, mais quand même
01:15:49bonasses.
01:15:51Vous aimeriez que la France soit ainsi.
01:15:53Ça ne se passe pas comme ça.
01:15:55Est-ce que nos démocraties sont ingouvernables ?
01:15:57Voilà une bonne question.
01:15:59Oui, dans la mesure où
01:16:01précisément
01:16:03la figure du roi ou de la reine
01:16:05est une figure apaisante.
01:16:07Non, non, à cause du peuple.
01:16:09Le peuple, il ne veut rien entendre.
01:16:11Les retraites, c'est un bon exemple.
01:16:13Il faut travailler plus. Il ne veut pas l'entendre.
01:16:15On fait comment ?
01:16:17Répondez à ma question.
01:16:19Moi, je ne suis pas...
01:16:21Répondez à ma question.
01:16:23Comment on fait ?
01:16:25C'est-à-dire ? Comment on fait quoi ?
01:16:27Il faut travailler plus.
01:16:29Les Français ne veulent pas.
01:16:31Comment vous faites ?
01:16:33Ce n'est pas le sujet
01:16:35des institutions.
01:16:37Ce n'est pas le sujet
01:16:39de la monarchie.
01:16:41Je ne dis pas
01:16:43que la monarchie
01:16:45va régler
01:16:47tous les problèmes. Je dis simplement
01:16:49que la monarchie peut régler certains
01:16:51problèmes. C'est toute la différence.
01:16:53Évidemment que le roi
01:16:55n'a pas en main
01:16:57l'exécutif.
01:16:59On finira tout à l'heure.
01:17:01Soumaya,
01:17:03qui est notre reine
01:17:05de l'info, ce matin,
01:17:07va nous rappeler les titres.
01:17:11C'est la principale
01:17:13information de cette matinée.
01:17:15Des perquisitions sont en cours au domicile
01:17:17des grands-parents maternels d'Émile,
01:17:19le petit garçon disparu en juillet 2023
01:17:21dans les Alpes de Haute-Provence.
01:17:23Des perquisitions dans le cadre
01:17:25de leur garde à vue pour homicide volontaire
01:17:27et celle de cadavre avec deux de leurs
01:17:29enfants majeurs.
01:17:31Dix interpellations après une rixe mortelle
01:17:33hier à Ayer en Essonne
01:17:35qui a coûté la vie d'un adolescent de 17 ans.
01:17:37Le maire supplie les jeunes
01:17:39de ne pas rajouter de drame au drame
01:17:41et appelle à la plus grande fermeté
01:17:43contre les jeunes délinquants et à faire respecter la loi.
01:17:47Les frères musulmans sont en train de s'infiltrer
01:17:49partout, dans le sport,
01:17:51l'école et la politique.
01:17:53Les mots de Bruno Retailleau,
01:17:55le ministre de l'Intérieur ajoute
01:17:57« On a des noms,
01:17:59il faut les rendre publics
01:18:01pour que les Français se rendent compte
01:18:03du point où on en est. »
01:18:05Merci beaucoup Somaya.
01:18:07C'est vrai que c'est
01:18:09souvent une tentation.
01:18:11Je crois que c'est
01:18:13Ardisson qui avait fait
01:18:15un livre qui est monarchiste.
01:18:17Mais c'est souvent quelque chose
01:18:19d'un peu romantique.
01:18:21C'est vrai qu'on a dit
01:18:23que le Gérald de Gaulle avait voulu
01:18:25qu'il avait imaginé
01:18:27une légende urbaine.
01:18:29Non, ce n'est pas une légende urbaine.
01:18:31Il y a une correspondance incroyable.
01:18:33Le Gérald de Gaulle,
01:18:35Philippe de Saint-Robert, avait écrit un livre
01:18:37après les sept aînats interrompus
01:18:39qui révélaient le courrier.
01:18:41C'est plus que ça.
01:18:43De Gaulle s'est demandé s'il ne serait pas
01:18:45le général Monck
01:18:47s'il n'aiderait pas
01:18:49à instaurer une monarchie pour lui.
01:18:51C'est ce qu'a fait l'Espagne
01:18:53avec Franco.
01:18:55Sauf que Franco a toujours été
01:18:57régent.
01:18:59L'Espagne est toujours restée un royaume
01:19:01dans sa forme constitutionnelle.
01:19:03Il a nommé un successeur qui était un prince
01:19:05mais il était régent.
01:19:07Après dire sans cier que De Gaulle
01:19:09aurait voulu rétablir la monarchie,
01:19:11je pense que là il est loin de la coupe aux lèvres.
01:19:13De Gaulle avait une fascination pour le prince
01:19:15parce qu'il avait une fascination pour la France.
01:19:17Et donc il voyait dans le prince
01:19:19que la France ne commençait pas à 1789.
01:19:21Comment je pourrais terminer ?
01:19:23J'ai trois monarchistes dans mes bras.
01:19:25Laissez terminer monsieur.
01:19:27Il y a une censure monarchiste sur ce plateau.
01:19:29Laissez parler notre républicain laïc.
01:19:31Je demande à notre modérateur d'intervenir.
01:19:33Exactement, notre républicain laïc.
01:19:35Blague à part, je pense qu'il y avait chez De Gaulle
01:19:37une fascination pour le prince comme objet de continuation
01:19:39de l'histoire de France
01:19:41et pas comme objet politique.
01:19:43Il est évident que De Gaulle voulait occuper la première place.
01:19:45Comme a évoqué Pascal tout à l'heure,
01:19:47c'est la tradition.
01:19:49Puisque vous avez la parole,
01:19:51et vous savez que je dis tout aux téléspectateurs,
01:19:53et là je parle sérieusement,
01:19:55pourquoi l'Elysée vous appelle ?
01:19:57Pourquoi l'Elysée m'appelle ?
01:19:59Je vais vous dire une chose,
01:20:01comme ça vous allez tout de suite comprendre.
01:20:03J'ai été appelé par des personnes de l'Elysée
01:20:05pour échanger, pour me poser des questions,
01:20:07pour leur en poser aussi.
01:20:09J'ai été appelé aussi par des gens, je ne veux pas les outer,
01:20:11mais par des gens d'autres partis politiques,
01:20:13très à gauche, à gauche, très à droite.
01:20:15Parce que moi je vais voir tout le monde.
01:20:17Non, ce n'est pas la même chose.
01:20:19Si demain vous aviez Jean-Luc Mélenchon à l'Elysée
01:20:21qui me désire de venir, ça m'intéresserait d'aller poser des questions.
01:20:23A Dieu nous plaise.
01:20:25Ce qui est intéressant, notre émission a un certain écho.
01:20:27Et je m'aperçois que ceux qui viennent dans cette émission
01:20:29sont appelés par l'Elysée.
01:20:31Donc je voudrais savoir pourquoi.
01:20:33Seulement, je vous l'ai dit.
01:20:35Qui vous avez vu ?
01:20:37Je ne vous le dirai pas, parce que je ne veux pas donner les noms des gens,
01:20:39ce n'est pas ma culture.
01:20:41Je ne dis jamais les noms des personnes,
01:20:43si vous voulez.
01:20:45Je ne dis pas les noms des personnes que je rencontre,
01:20:47c'est une question de civisme.
01:20:49Si vous me dites, cher Paul, avec qui avez-vous déjeuné hier,
01:20:51je ne vais pas vous dire avec qui.
01:20:53Qu'est-ce qui vous demande alors ?
01:20:55Pourquoi on vous fait venir ?
01:20:57On échange sur des enjeux politiques, intellectuels.
01:20:59Moi j'alerte sur des sujets qui me paraissent intéressants.
01:21:01J'ai parlé par exemple de l'importance de la réindustrialisation,
01:21:03du made in France, des sujets que je suis
01:21:05et qui m'obsèdent un peu depuis des années.
01:21:07Les questions migratoires aussi font partie
01:21:09de ce que je pense important de communiquer.
01:21:11On vous fait l'honneur de venir quelque part
01:21:13où s'exerce le pouvoir dans votre pays,
01:21:15vous ne dites pas non, vous dites je viens,
01:21:17et voilà ce que je pense du pays.
01:21:19Je suis d'accord, mais moi,
01:21:21et je pense que c'est un des succès de l'émission,
01:21:23je ne veux pas que le téléspectateur ne sache pas
01:21:25qui fait quoi et qui est qui.
01:21:27C'est pour ça que je le dis.
01:21:29Je ne veux pas qu'on imagine qu'il y ait des coteries,
01:21:31des choses, des instruments, des modules, etc.
01:21:33Quand j'apprends que l'aile Madame
01:21:35nous écoute tous les matins,
01:21:37ça c'est plutôt flatteur pour vous.
01:21:39C'est un petit kit de survie.
01:21:41Ce n'est pas le kit de survie de la guerre en Ukraine,
01:21:43ça m'intéresse.
01:21:45Je pense vraiment que c'est important,
01:21:47je ne dis pas ça pour blaguer,
01:21:49d'échanger avec tout le monde.
01:21:51Je suis assez œcuménique comme personne,
01:21:53j'ai d'autres défauts.
01:21:55Quelqu'un d'extrême gauche vient me voir pour me parler,
01:21:57j'y vais. Quelqu'un d'extrême droite, j'y vais.
01:21:59Quelqu'un du centre, j'y vais.
01:22:01Je trouve qu'aujourd'hui, on devrait se garder
01:22:03des gardes-chapelles.
01:22:05Paul, je voulais vous dire en tout cas
01:22:07pour tous ceux qui viennent autour de cette table
01:22:09que vous faites partie
01:22:11de ceux qui
01:22:13ont une originalité de pensée
01:22:15et qui contribuent
01:22:17au discours, au dialogue
01:22:19contradictoire, par définition.
01:22:21Je ne crois pas vous avoir
01:22:23demandé jamais quoi dire,
01:22:25comment le dire, qui le dire, à quel moment
01:22:27je découvre à l'antenne ce que vous allez dire
01:22:29et ça me va très très bien.
01:22:31Je vous pose les questions que je ne vous ai pas dit
01:22:33que je vous poserai avant, parce que ça ne se passe pas comme ça.
01:22:35Vous n'avez jamais fait ça avec moi et ce que j'aime
01:22:37chez vous, Pascal, c'est aussi effectivement le fait qu'on a le droit
01:22:39de dire ce qu'on veut ici et qu'il y a du pluralisme.
01:22:41Et ça, vraiment, c'est très agréable.
01:22:43Et je vous remercie grandement et en plus de cela
01:22:45vous ajoutez à une dimension personnelle
01:22:47agréable et
01:22:49qui fait que vous êtes un bon camarade.
01:22:51Merci beaucoup.
01:22:53Jean-Marc Lelouch était à la réalisation,
01:22:55Rémi était à la vision, Greg était au son,
01:22:57Marine Lanson et Gauthier Ramon, Jean Delacoste
01:22:59et Laraimondi. Voilà, lui, il ne dit pas que je suis un tyran
01:23:01entre 9h et 10h40.
01:23:03Voilà.
01:23:05À demain.
01:23:07À ce soir.
01:23:09À ce soir.
01:23:11À ce soir.