Berlioz : Symphonie fantastique op.14 (Mikko Franck / Orchestre philharmonique de Radio France)

il y a 5 ans
Sous la direction de Mikko Franck, l'Orchestre philharmonique de Radio France joue la "Symphonie fantastique" op. 14 d'Hector Berlioz. Concert donné en direct de l'Auditorium de la Maison de la Radio à Paris le 2 mai 2019.

Symphonie fantastique op. 14 ou Épisode de la vie d'un artiste, symphonie fantastique en cinq parties :
I. Rêveries - Passions
II. Un bal
III. Scène aux champs
IV. Marche au supplice
V. Songe d'une nuit du sabbat

La création de l’Épisode de la vie d’un artiste eut lieu le 5 décembre 1830, quelques jours avant le vingt-septième anniversaire de Berlioz, dans la mythique salle du Conservatoire de Paris (devenu aujourd’hui Conservatoire d’art dramatique), qui resta pour le compositeur, jusqu’à la fin de sa vie, un modèle en matière de proportions et de vertus acoustiques. L’expression « symphonie fantastique » n’était encore ce soir-là qu’un sous-titre inspiré d’E.T.A. Hoffmann, dont les Phantasiestücke avaient été baptisés en français Contes fantastiques. C’est au fil des années et des exécutions de l’ouvrage que le titre Symphonie fantastique s’imposa peu à peu, Berlioz réservant alors l’expression Épisode de la vie d’un artiste pour désigner l’ensemble composé par la symphonie suivie de son complément Le Retour à la vie (créé en 1832 à Paris, revu et corrigé à Weimar en 1855 sous le titre Lélio, ou le retour à la vie). Œuvre d’une première maturité, la Symphonie fantastique consacre la reconnaissance du compositeur : après des essais dans différents domaines (messe, opéra, ouverture, mélodie...), Berlioz vient de composer une œuvre dont il est particulièrement satisfait : les Huit Scènes de Faust (1828-1829). Mais son enthousiasme pour cette partition retombe vite et, « toujours sous l’influence du poème de Goethe », il entreprend la composition d’une « symphonie descriptive de Faust » qui illustre le « genre instrumental expressif ». Ce sera la Symphonie fantastique, qui permet au théâtre, même s’il s’agit d’un théâtre imaginaire, de faire irruption dans le concert : « Nous allons monter la symphonie comme on fait pour un grand opéra », écrit Berlioz.

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