Les cercles du pouvoir à Washington sont persuadés que la Chine serait la seule et unique menace sérieuse à leur domination mondiale. Dans cette optique, le brusque lâchage de Volodymyr Zelensky n'aurait qu'un seul but : amadouer Poutine pour l'éloigner de Xi Jinping. Cette lecture est promue par l'administration Trump elle-même. Lors de la Conférence de Munich, mi-février, le général Keith Kellogg, envoyé spécial américain pour l'Ukraine, a assuré que l'objectif de Washington était de « casser » les alliances du Kremlin avec la Chine et la Corée du Nord.