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Handicap : Les aidants ont besoin d’aide pour aider

Ike Ike Newz
Ike Ike Newz
La 25e édition de la Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées (SEEPH) se déroule du lundi 15 novembre au dimanche 21 novembre à l’initiative de l’Association pour l’insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées (Ladapt), sur le thème des jeunes en situation de handicap et de l’emploi. Retrouvez notre supplément 20 Minutes Inclusion sur www.20minutes.fr/pdf/supplements.  Faute de recensement officiel, les proches aidants seraient 11 millions, dont 62 % en activité. Un salarié du privé sur cinq serait donc dans cette situation d’épauler au quotidien un parent, un enfant, un conjoint… malade, en situation de handicap, vieillissant, victime d’un accident. Pour être sur tous les fronts, 45 % ont aménagé leurs horaires et 40 % sont à temps partiel, selon le baromètre Aider et travailler 2020 Tilia. 71 % ont peur d’être stigmatisés au travail et de passer pour les « boulets sur lesquels on ne peut pas compter ». Alors, ils se taisent et ne se déclarent pas proche aidant.  Notre dossier sur le handicap  Pourtant, ce statut leur octroie des droits. Tout d’abord, un accès au congé de proche aidant. Des jours de congé indemnisés par la CAF (entre 43 et 52 € par jour) leur permettent de s’absenter. À ce jour, sur 15.900 demandes, la CAF n’en a accepté que 5.000. « L’accès au congé est peu mobilisé, car très limité. Entre trois mois et un an maximum sur toute une carrière. C’est un premier pas, mais cela n’est pas suffisant », souligne Christine Lamidel, fondatrice et directrice générale de Tilia. ddddd  Le don de jour de congé, de RTT, de récup de collègues vers un autre collaborateur-parent d’un enfant gravement malade ou d’un proche aidant est également possible au sein d’une entreprise. Chez BNP Paribas Personal Finance, les primes de scolarité et les bourses d’études supérieures destinées aux enfants des salariés aidants sont majorées. Des groupes de parole avec d’anciens aidants ou des aidants salariés en poste sont également mis en place. Pour soulager la charge mentale de leurs salariés aidants, des employeurs leur donnent accès à des plateformes de soutien psychologique et à des services facilitateurs. Quand une maladie ou un accident survient dans un foyer, les proches aidants doivent rapidement trouver un kiné, un service de portage de repas, etc., pour s’occuper de la personne fragilisée.  Des prestataires de service, mandatés par des employeurs, peuvent prendre en charge l’identification et la prise de rendez-vous avec des professionnels à la place du proche aidant. « La moyenne d’âge d’un aidant est aujourd’hui de 49 ans, et ne cesse de rajeunir », constate Christine Lamidel. En septembre, Brigitte Bourguignon, ministre déléguée chargée de l’Autonomie, Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées, et Olivia Grégoire, secrétaire d

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