l’année dernière

Législatives en Israël: Bibi est toujours là !

Lopinion.fr
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Les Israéliens ont voté mardi 23 mars pour la quatrième fois en moins de deux ans, ce qui montre bien l’existence d’une certaine crise politique dans le pays ! Mais leur Premier ministre, «Bibi» comme tout le monde l’appelle, Benjamin Netanyahou, est toujours là. C’est donc lui qui devrait, après douze ans de pouvoir consécutifs et quinze au total, former le prochain gouvernement qui s’annonce très à droite parce que l’électorat israélien est très à droite.

Il est très à droite, même si en même temps, il est extrêmement divisé. Sur la base de résultats encore partiels, on estime qu’il y aura au moins douze partis représentés à la Knesset, le parlement israélien.

Douze partis pour 120 députés : un éparpillement des suffrages qui est le reflet de ce qu’est la société israélienne, une société extrêmement composite, avec des juifs et des arabes,  des religieux et des laïcs, avec des progressistes et des conservateurs voire des réactionnaires, avec des gens d’origine russe et d’autres d’origine du Moyen Orient, avec des riches et des pauvres évidemment, bref une société extrêmement diverse et qui trouve son expression politique dans cet éparpillement.

Quel est le bilan de Benjamin Netanyahu ?

Si «[px_nbsp:nbsp]Bibi[px_nbsp:nbsp]» Benyamin Nétanyahou va rester sans doute Premier ministre, à la tête d’une coalition de droite, c’est parce qu’en réalité son bilan est bon. Son bilan, c’est la formidable campagne de vaccination qu’Israël a réussi, plaçant le pays en tête au niveau mondial et qui permet, comme le disaient d’ailleurs les affiches de campagne du Likoud, le parti du Premier ministre, de «[px_nbsp:nbsp]revenir à la vie[px_nbsp:nbsp]».

Il y a aussi les accords de paix qu’on appelle les accords d’Abraham avec quatre pays arabes dont les Emirats arabes unis et le Maroc, qui montre que sa diplomatie fonctionne.

Evidemment il y des problèmes. Il y a toujours le problème des Palestiniens, il y a le problème des inégalités sociales, extrêmement fortes. La société israëlienne est très dynamique économiquement et où globalement la sécurité est assurée. Il n’y a pas eu de vrais conflits depuis 2016, plus de terrorisme donc évidemment les Israéliens en savent gré à leur Premier ministre.

Le rôle de l’électorat arabe

Le rôle de l’électorat arabe est de plus en plus important. Il faut savoir que 20 % des citoyens israéliens sont des arabes, pas des palestiniens des territoires occupés mais ce sont des citoyens qui vivent à l’intérieur des frontières d’Israël de 19 d’avant 1967. Ils ont toujours pesé dans la vie et dans l’existence politique du pays mais cette fois-ci ils sont courtisés y compris par Benyamin Netanyahu qui est allé les chercher. On pourrait voir une situation assez extraordinaire de voir un parti arabe islamistes soutenir le premier ministre israëlien de la droite sioniste au Moyen-orient. Nous ne sommes sans doute pas au bout de nos surprises.

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